Chargement des tweets...

Suivez-moi
sur Twitter
Accueil  »  Actions  »  Ministre des Finances  »  Passage à l’EURO

Passage à l’EURO

La construction européenne et la création d’une monnaie commune aux Européens ont toujours été accueillies favorablement par nos concitoyens.

Dans notre pays, le passage à l’euro a été un véritable succès et s’est effectué dans d’excellentes conditions grâce à une préparation efficace. La Belgique a souvent été citée en exemple par les autorités européennes pour la qualité de ses initiatives. Il importe de poursuivre l’effort pour donner encore davantage de poids à l’euro et, en parallèle à l’intégration monétaire, renforcer la politique budgétaire et économique de l’Union européenne (voir partie sur la gouvernance économique européenne).

Crée par 11 pays en 1999, l’Union économique et monétaire s’est progressivement agrandie pour se composer de 17 pays depuis l’entrée de l’Estonie le 1erjanvier 2011.

La transition réussie

L’introduction de l’euro a nécessité de très nombreux travaux de préparation, en particulier dans le cadre de l’adaptation de l’administration publique et de la réglementation (modification des textes, des formulaires, etc.) et sous l’angle logistique (via la Monnaie Royale de Belgique) : 49.2 milliards de pièces et 8.34 milliards de billets pour l’ensemble de la zone, 2 milliards de pièces et 550 millions de billets pour la Belgique.

Des mesures de sécurité très strictes ont été prises, singulièrement pour combattre la contrefaçon, et de gros efforts de communication ont été entrepris dans le domaine de la communication afin de faciliter l’apprentissage d’une nouvelle échelle de valeurs, la préparation de la population au basculement et à l’aspect physique des pièces et billets et les raisons et les conséquences du passage à la monnaie unique.

Au moment fatidique, tout s’est bien déroulé. L’introduction de l’euro a été couronnée de succès. Trois facteurs expliquent la réussite et la rapidité de cette opération: l’enthousiasme avec lequel les citoyens ont salué l’arrivée des pièces et billets (en particulier dans notre pays), la préparation scrupuleuse du basculement et les efforts remarquables qu’ont fourni les secteurs participant à l’opération (commerces de détail, transporteurs de fonds, services de sécurité, établissements financiers, etc.).

Mais au-delà du succès de l’introduction de pièces et billets communs à trois cents millions d’Européens, la réflexion doit se faire jour pour envisager le futur: une monnaie unique comme prélude à une union politique du Vieux Continent ? Dix ans après l’introduction de l’Euro et au lendemain de la crise des dettes souveraines, c’est un défi que tous ensemble nous devons relever pour renforcer la gouvernance de la zone euro.

Assurer le suivi de l’Euro

Construction éminemment politique, l’introduction de l’euro constitue un pas important vers une intégration plus poussée de notre continent. Dix-sept monnaies différentes constituaient autant d’obstacles aux échanges commerciaux. La monnaie unique, le marché unique et la libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux doivent à présent permettre de développer des potentialités en terme de croissance économique, d’emplois et de cohésion sociale.

La plus grande facilité des paiements, la diminution des coûts de transaction (comme par exemple la mise en place de SEPA comme espace unique de paiement européen unique), l’absence de fluctuation des cours de change (sans monnaie unique, on n’aurait pas évité des spéculations sur nos monnaies nationales à l’occasion de crises internationales telles que la crise bancaire de 2008 où l’instabilité politique après les élections de juin 2010) et la meilleure transparence des prix ont entraîné des gains d’efficacité et, par le biais de la concurrence, un effet modérateur durable sur le niveau général des prix. La Banque Centrale européenne, de son côté, veille à la stabilité du système monétaire.

Mais au-delà de l’Union, la monnaie unique européenne constitue aujourd’hui une valeur forte au même titre que le dollar américain ou le yen. Le passage réussi à l’euro a permis d’éliminer les problèmes de manque de visibilité dont cette devise souffrait. Cela permet d’augmenter considérablement l’utilisation de l’euro à l’extérieur de la zone euro et de faire acquérir à cette monnaie la place qui lui revient sur les marchés financiers internationaux. En effet, on constate une augmentation régulière de la part de l’euro dans les réserves internationales passant de 18% en 1999 à 27.75% fin 2009.

Ainsi, la part de l’euro sur ces marchés commence à refléter la part de la zone euro dans le commerce international. L’usage externe de notre devise s’impose progressivement.

Mais une attention particulière doit encore être portée aux pays européens qui vont bientôt rejoindre l’Union et qui se montrent particulièrement intéressés par les perspectives d’intégration dans la zone euro. Car celle-ci, avec ses 17 pays membres reste une maison ouverte, à la fois aux pays candidats à l’entrée dans l’Union européenne mais aussi aux pays de l’Union qui n’ont pas encore adopté la monnaie commune.

Plus que jamais, l’euro doit permettre au continent européen de réaliser son projet historique d’intégration.

FacebookTwitterLinkedInGoogle BuzzShare
Imprimer cet page