Coopération au développement
La Coopération au développement est incontestablement un des défis majeurs de la mondialisation.
La conjonction des crises économique, énergétique, alimentaire et environnementale en accentue le caractère global. La maîtrise du changement climatique, de l’érosion de la biodiversité, de la propagation des maladies contagieuses et l’amélioration de la stabilité financière constituent aujourd’hui des enjeux collectifs.
Si depuis deux décennies, la mondialisation s’est assortie de progrès économiques importants, les inégalités entre les Régions, les pays et les individus se sont accrues. L’ampleur des défis exige qu’un nouveau souffle soit donné à la coopération au développement à la fois en termes d’objectifs mais aussi en termes de moyens et d’instruments. L’aspiration à une croissance plus juste et durable, respectueuse des droits des individus, appelle à la mise en œuvre de politiques de développement globales, modernes efficientes et efficaces.
C’est pourquoi, les efforts déployés par la Belgique visant à porter à 0.7% la part du revenu national brut consacrée à l’aide publique au développement doivent être poursuivis et ce, en dépit des effets de la crise économique mondiale et des contraintes qui résultent sur les finances publiques.
Le respect de nos engagements internationaux dans le domaine de l’annulation de la dette multilatérale et bilatérale des pays pauvres est également un levier essentiel au développement des pays les moins développés. Dans ce cadre, les efforts des bailleurs de fonds des institutions financières (le FMI, la Banque mondiale, les banques régionales de développement) doivent prendre la forme de ressources additionnelles et non de réduction des moyens alloués à d’autres programmes.
Face au défi du respect des Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD), la question de la pertinence de modes de financements alternatifs doit être clairement envisagée. A cet égard, la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et la recherche de nouveaux partenariats avec le secteur privé pourraient jouer un rôle novateur.
L’appropriation des processus de développement, le respect des Droits de l’Homme, la démocratie et la bonne gouvernance doivent rester au centre de nos politiques de développement. Répondre à la demande de nos pays partenaires tout en veillant leur responsabilisation, est le gage d’une politique de développement efficace et pertinente. Il n’est pas possible de créer la prospérité si les droits fondamentaux ne sont pas respectés.
Parallèlement, les Accords de Partenariat Economiques négociés avec les Etats ACP et les négociations menées au sein de l’OMC doivent prendre dûment en compte les intérêts de ces pays.
La Belgique doit concentrer son action sur un nombre limité de pays partenaires et de secteurs d’activité. Se concentrer, c’est assurer l’impact de notre aide. Il est aussi important que l’aide belge aille aux pays les plus pauvres, comme les pays d’Afrique centrale ou d’Afrique de l’Ouest mais aussi à des pays à moyen revenus avec qui la Belgique entretient une relation forte, comme le Maroc. Dans ces pays, la Belgique est reconnue pour son expertise et son savoir-faire. Il faut maintenir ce niveau d’excellence.
Le développement d’un secteur privé dans les pays en développement et l’amélioration du climat des affaires doit rester au cœur de la coopération au développement. Il s ‘agit d’une condition incontournable à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la mise en place d’un développement économique durable.
La Coopération au développement doit viser à faire de l’aide belge la plus efficace sur le plan du rapport qualité/prix avec un réel contrôle de chaque euro investit pour l’aide au développement. Notre première responsabilité consiste à aider nos partenaires du Sud à pouvoir bénéficier des bienfaits de la mondialisation et de tenir nos promesses d’un monde plus équitable.








