Santé
Mes priorités
Gérer de manière optimale les moyens que la société est disposée à consacrer à la santé pour pouvoir soutenir au mieux ceux qui en ont vraiment besoin est ma plus grande priorité.
C’était déjà la philosophie de Jean Gol : « Quand la vie bascule, la solidarité doit être totale »[1].
Cela nécessite pour moi :
- une accessibilité pour tous, et en particulier pour les malades chroniques,
- la plus grande efficience possible des soins dispensés, et donc une très grande responsabilisation de tous les acteurs (pouvoirs publics, prestataires, mutuelles, patients),
- le libre choix tant pour les patients que pour les prestataires.
Evidemment, cela va à l’encontre de politiques de santé souvent trop dirigistes et partisanes.
Aux trop fréquents saupoudrages auxquels mènent ces politiques, je préfère cibler l’affectation des moyens disponibles vers les malades qui en ont le plus besoin.
Un bilan très positif de l’action du MR au Gouvernement depuis 1999
L’action des Ministres MR au sein des derniers gouvernements fédéraux a permis de prendre de très nombreuses mesures en faveur des patients : accès à de nouveaux vaccins, création de l’AFSCA, l’Agence fédérale pour la sécurité alimentaire, et de l’AFMPS, l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé, octroi de la couverture petits risques aux indépendants, premiers pas vers l’instauration d’un véritable « Maximum à Facturer » pour les malades chroniques » (les faire bénéficier d’un plafond de dépenses personnelles maximum en matière de santé en fonction de leur pathologie et non pas exclusivement sur base de leur statut social ou de leurs revenus), mise sur pied d’un plan pluriannuel en faveur des malades chroniques au côté du Plan cancer (également soutenu par les Ministres MR), etc.
L’avenir
Tout le monde le dit : d’un côté, la santé est la première préoccupation des Belges et de l’autre côté, l’allongement de la durée de vie entraînant la multiplication des maladies chroniques, les nouvelles technologies et les nouveaux traitements, l’évolution des modes de vie et bien d‘autres facteurs entraînent une importante croissance des dépenses de santé.
Chacun sait que le challenge majeur du futur consistera à trouver des solutions innovantes pour financer les soins de santé, mais aucun Ministre de la santé n’a eu le courage, jusqu’à présent, de prendre les mesures qui s’imposent.
Des choix devront être opérés. Pour moi, ils impliquent de :
- Réserver prioritairement les nouveaux moyens disponibles pour les soins de santé aux malades chroniques ou atteints de maladies graves de longue durée (ce qui nécessite la véritable mise en œuvre d’un « Maximum à Facturer » réservé aux malades chronique,
- Faciliter l’accès aux médicaments innovants[2] (notamment via la mise en œuvre effective du mécanisme des « contrats » entre l’INAMI et les firmes pharmaceutiques, permettant de définir des modalités de compensation des risques budgétaires liés à l’autorisation de remboursement d’une nouvelle spécialité pharmaceutique) et mieux prendre en charge les traitements des maladies rares et orphelines.
- Favoriser la prévention.
Préserver sa santé, c’est aussi augmenter sa qualité de vie !
Dans ce cadre, il faut développer les campagnes de sensibilisation mais aussi de dépistage à l’égard des grands fléaux de ce siècle tels que les maladies cardio-vasculaires, les cancers et autres maladies chroniques, la maladie d’Alzheimer, etc.
Cela implique notamment d’accentuer la lutte contre l’obésité, les assuétudes (alcool, tabac, drogue) : cela passe par des campagnes de sensibilisation mais aussi par l’encouragement à une vie plus saine, notamment via la pratique d’un sport.
Les mesures pour assurer la sécurité alimentaire doivent également être renforcées.
- Responsabiliser tous les acteurs, ce qui nécessitera sans doute certains rééquilibrages. Exemples :
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Rééquilibrer les moyens entre d’une part les institutions de soins (hôpitaux, maisons de repos, maisons de soins psychiatriques…) et d’autre part la médecine de proximité et les soins à domicile, pour mieux tenir compte des souhaits du patient tout en limitant les dépenses très élevées liées au financement des structures.
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Dans le secteur des maisons de repos, ne pas brider le secteur privé et favoriser des partenariats entre public et privé.
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Promouvoir auprès des citoyens une consommation de soins et de médicaments responsable par une meilleure connaissance des coûts et des choix possibles.
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Instaurer des mécanismes d’analyse de l’évolution des coûts et de l’efficacité des moyens diagnostiques et thérapeutiques disponibles. Le rôle des prestataires dans ces processus d’évaluation est essentiel. En même temps, il faut bien entendu les dégager d’un maximum des contraintes administratives qui pèsent encore sur eux.
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Faire évoluer le rôle respectif des mutuelles et des assureurs privés : le rôle des mutuelles doit évoluer d’une fonction de remboursement vers une participation beaucoup plus active dans le choix et la guidance des services, les assureurs privés devraient pouvoir, dans le cadre des assurances qu’ils proposent, participer à certaines de ces missions.
Tout cela nécessite de dépolitiser les structures de santé afin d’affecter les budgets en fonction des besoins réels des patients plutôt qu’en fonction des influences politiques.
[1] Jean GOL, Librement, 1992
[2] Ce qui nécessite de favoriser la recherche et le développement : j’y ai déjà largement contribuer par de nombreuses mesures fiscales visant à favoriser la R&D, mais aussi l’emploi dans ce secteur hauitement spécialisé








