Sécurité sociale
Grâce aux bonnes performances économiques de notre pays, la sécurité sociale se porte mieux.
L’évolution favorable de la masse salariale a entraîné une augmentation des cotisations sociales (+ 4 % entre 2010 et 2011). La croissance des recettes fiscales a par ailleurs permis un renforcement important du financement alternatif de la sécurité sociale (+ 14,3 % entre 2010 et 2011).
Malgré cette évolution, l’équilibre financier de la sécurité sociale demeure précaire. C’est ainsi qu’en 2011, l’Etat devra encore accorder un prêt sans intérêt d’un milliard € et une dotation exceptionnelle d’1,8 milliard € à la sécurité sociale pour lui permettre d’atteindre l’équilibre. Le financement alternatif (via les recettes fiscales) prend par ailleurs une part de plus en plus importante dans le financement de la sécurité sociale, en particulier dans le secteur des soins de santé. En 2011, le montant des cotisations (49,6 milliards €) ne couvrira plus que 59 % des dépenses globales de la sécurité sociale (84,1 milliards €).
Dans les prochaines années, la sécurité sociale devra pouvoir relever le défi du vieillissement et supporter les coûts très importants qu’il implique. Il faudra aussi mieux couvrir certains besoins, insuffisamment pris en charge aujourd’hui. C’est le cas des malades chroniques et des personnes, de plus en plus nombreuses, qui souffrent d’une réduction de leur autonomie.
Pour garantir à l’avenir le financement de la sécurité sociale, il est dès lors essentiel :
- de poursuivre les efforts de réduction de la dette, qui permettront de dégager de nouvelles marges financières;
- d’améliorer le taux d’emploi, notamment en limitant les prépensions et les départs anticipés à la retraite;
- de réformer et moderniser les secteurs des pensions et des soins de santé, à l’instar de ce que plusieurs pays européens ont déjà réalisé;
- de diversifier les sources de financement, par exemple via un prélèvement sur les transactions financières ou sur les activités émettrices de C02. Ce renforcement du financement alternatif doit aller de pair avec une diminution des charges sur le travail;
- d’améliorer le pouvoir d’achat (notamment par une diminution de la pression fiscale), ce qui a pour effet d’augmenter les recettes TVA qui servent à financer la sécurité sociale;
- de renforcer la lutte contre la fraude sociale.
Ma volonté est de maintenir au niveau fédéral une sécurité sociale performante, pouvant offrir la protection sociale la plus complète possible.
« Protection sociale » ne peut cependant signifier « dépendance »
Notre régime de sécurité sociale doit garantir une couverture efficace contre les risques de la vie. Mais sa finalité profonde doit être de permettre à chacune et chacun de renforcer son autonomie et d’être en mesure d’assumer une vie responsable.
A défaut, on risque d’aboutir au paradoxe suivant : alors que la sécurité sociale est un acte de solidarité pour garantir le vivre-ensemble, les personnes enfermées dans la dépendance finissent par s’isoler toujours davantage de la société et de ses évolutions.
C’est ainsi qu’il faut, par exemple :
→ permettre aux pensionnés de conserver leurs droits à la pension lorsqu’ils décident de poursuivre une activité professionnelle après l’âge de la retraite;
→ permettre aux personnes handicapées d’avoir une activité professionnelle ou de se marier sans pour autant perdre leurs allocations;
→ favoriser l’insertion professionnelle des chômeurs en renforçant leur accompagnement.
Là où il est possible de renforcer l’autonomie des personnes bénéficiant de notre système de protection sociale, les libéraux formulent des propositions !








