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Vice-Premier Ministre et Ministre des finances

Didier Reynders

Je suis l’un des six vice-Premiers Ministres du gouvernement. J’assume cette fonction en plus du portefeuille des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes depuis le 6 décembre 2011.

La fonction de Vice-Premier Ministre n’est pas stipulée dans la Constitution. Elle s’est surtout imposée par la force de l’habitude. Ce n’est qu’en 1961 que le titulaire de cette fonction fut appelé « Vice-Premier. »

Dans la pratique, chaque parti politique de la coalition gouvernementale a un Vice-Premier. Les Vice-Premiers Ministres jouent le rôle d’intermédiaires entre leur parti et le gouvernement. Au sein du gouvernement, ils sont les garants de leur parti. Vis-à-vis de leur parti, ils défendent le point de vue du gouvernement. Cela facilite les discussions au sein du gouvernement et les partenaires peuvent aboutir à des compromis.

Comme c’est le cas avec les Affaires étrangères, les vice-Premiers Ministres sont généralement en charge de l’un des principaux ministères.

L’objectif libéral pour cette législature est de garder le cap de nos engagements budgétaires européens, traduits à travers le budget, tout en soutenant la croissance, à travers une préservation du travail, de celles et ceux qui travaillent ou veulent travailler, ainsi que de l’activité de nos entreprises.

Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes

Je suis  Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes depuis le 6 décembre 2011.

En tant que Ministre, l’on se retrouve donc à la tête d’un ou de plusieurs services publics fédéraux. L’on dirige les fonctionnaires et l’on est responsable devant la Chambre de la politique pour laquelle on est compétent. La répartition des pouvoirs diffère de gouvernement à gouvernement.

Mes activités me conduisent à mener de très nombreux échanges nationaux comme internationaux, en Belgique ou à l’étranger. Comme j’étais en relation avec mes homologues à la tête des Finances dans le cadre des réunions de l’Eurogroupe (Ministres des Finances des pays membres de la zone euro) et de l’Ecofin (Conseil européen des Affaires économiques et financières), j’ai de nombreux contacts au plan politique européen.

Le premier enjeu concerne la zone euro. A l’instar de la mise en place d’une monnaie unique afin de préserver les monnaies nationales à l’époque, nous devons apporter aujourd’hui une réponse pour les budgets nationaux à travers un renforcement du fédéralisme européen, notamment budgétaire. Celui-ci repose sur davantage d’intégration budgétaire, davantage de capacité d’action européenne par rapport aux budgets nationaux, ainsi que sur des moyens renforcés pour la solidarité à l’adresse de pays en difficulté.

Après de longs mois de crise politique, l’ambition au plan international est d’abord de restaurer l’image de la Belgique dans le monde.

En matière de Commerce extérieur, il faut amener nos entreprises sur les marchés étrangers, à travers les missions économiques classiques mais également des démarches parfois plus ciblées. Nous devons également profiter de notre situation au cœur de l’Europe, de notre monnaie et d’atouts comme les intérêts notionnels – qui offrent des conditions fiscales particulièrement favorables – pour attirer des investisseurs en Belgique.

Plus largement, notre message vis-à-vis de l’étranger est porteur de valeurs européennes. Dans un monde qui évolue, composé à présent de plusieurs régions et où l’Europe ne peut guère « imposer » de vues, nous devons pouvoir nouer de larges contacts, avec une attention pour nos entreprises, en favorisant nos valeurs : paix, démocratie, respect des droits de l’homme.

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