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Vice-Premier Ministre

Je suis l’un des quatre vice-Premiers Ministres du Gouvernement. J’assume cette fonction en plus du portefeuille des Affaires étrangères et européennes dans le Gouvernement « suédois » depuis le 11 octobre 2014, mais plus généralement depuis 2004. Les vice-Premiers Ministres jouent en quelque sorte un rôle de trait d’union entre le Gouvernement et les partis politiques de la majorité.

Budget et socioéconomique, sécurité, justice, asile, mobilité, énergie… Ces thèmes sont au coeur des discussions hebdomadaires et des travaux du Gouvernement fédéral.

Budget – socioéconomique:

Dans le débat budgétaire, eu égard à nos engagements européens, il s’agit de continuer à réduire le déficit public afin d’atteindre l’équilibre à moyen terme. Nous poursuivons les réformes : après la réforme des pensions, nous entamons celle du marché du travail.

Lorsque l’on commencera à dégager des surplus budgétaires, autour de 2020, il faudra consacrer la plus grande partie à des investissements. On peut essayer de voir si 1 ou 1,5 % du PIB ne peut pas être dégagé dans les quinze ou vingt prochaines années pour les investissements. Ainsi, à Bruxelles par exemple, on peut avec quatre à cinq milliards d’euros terminer un réseau de mobilité de façon optimale.

Le Gouvernement mène une politique de réduction de charges sur les entreprises afin favoriser l’activité et l’emploi dans le pays. Plus de 100.000 emplois ont ainsi été créés. En matière fiscale, je me réjouis également de ce que le « tax-shelter », cette déduction fiscale pour des investissements dans le cinéma et l’audiovisuel, puisse être étendu aux arts de la scène.

Sécurité:

Pour lutter contre la menace terroriste, le Gouvernement fédéral a consenti un budget de 400 millions d’euros et développé un « plan canal ». Une vision pour la Défense a également vu le jour, qui prévoit 200 millions supplémentaires pour des actions d’ici à 2019. Dans les rues de notre pays, des militaires restent déployés aux côtés des policiers. Aussi, nous avons pris des mesures comme les perquisitions 24h/24. Nous voulons incriminer les actes préparatoires et étendre la garde à vue au-delà de 24h ou de 48h.

La lutte contre la radicalisation passe par une attention renouvelée des forces de l’ordre et des acteurs de terrain, par l’optimisation d’une approche multidisciplinaire alliant prévention, répression et suivi, par la mise en place de dispositifs propres aux médias sociaux et de contre-discours mais aussi par un renforcement de la citoyenneté. Nous devons réaffirmer les principes démocratiques et les grandes libertés qui fondent notre cohésion sociale.

Asile

Face à la crise européenne de l’asile, l’objectif de la Belgique reste une répartition équilibrée des demandeurs d’asile entre les États membres de l’UE. Nous voulons une meilleure surveillance aux frontières extérieures, avec entre autres la mise en œuvre du corps européen de garde-frontières et de garde-côtes.

La Belgique œuvre en amont de manière diplomatique, afin de chercher des solutions politiques aux conflits et faire en sorte que les populations puissent vivre en paix, ainsi qu’à travers la coopération au développement.

Face aux demandes d’asile, l’approche du Gouvernement consiste en une politique à la fois humaine, offrant une protection à ceux qui en ont besoin, et ferme, à l’égard des personnes qui ne répondent pas aux conditions.

Solidarité

La réforme des pensions est au cœur de la solidarité : il s’agit de garantir le financement des retraites dans les prochaines décennies. La mesure la plus emblématique est le relèvement graduel de l’âge légal de 65 à 67 ans à l’horizon 2030.

Malgré les difficultés budgétaires, tout est mis en œuvre pour améliorer le statut des pensionnés. Deux exemples : les pensions les plus basses ont, par deux fois déjà depuis 2014, pu être relevées. Dans une même optique, la pension minimum des indépendants a (enfin !) pu être harmonisée avec celle des salariés.

Dans un autre domaine, afin de soutenir au mieux les personnes handicapées, je me suis battu pour que se retrouve dans l’accord de Gouvernement l’élargissement, en fonction des disponibilités budgétaires, du cumul possible entre l’allocation d’intégration et les revenus professionnels, qu’ils soient perçus par la personne handicapée (le prix du travail) ou par son conjoint (le prix de l’amour).

Politique scientifique :

Malgré un contexte budgétaire difficile, le Gouvernement fédéral continue à investir, chaque année, plus de 200 millions d’euros dans sa politique spatiale. Ce montant fait de notre pays l’un des principaux contributeurs nets à l’Agence spatiale Européenne (ESA). Cette politique publique volontariste génère des effets retours conséquents en termes scientifiques bien sûr mais aussi en termes économiques : 1 euro investi dans la R&D spatiale génère un retour de 4 à 6 euros pour notre économie. Afin de tirer le meilleur de notre potentiel spatial, le Gouvernement a décidé de créer une Agence spatiale interfédérale belge.