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Sécurité

 

Le droit à la sécurité est un droit fondamental. Il est un préalable indispensable à l’exercice des autres droits et libertés fondamentaux. Le citoyen aspire à ce que les règles définies comme étant indispensables à la vie en commun soient respectées. Il souhaite que les comportements qui s’en écartent et constituent une infraction fassent l’objet d’une réponse rapide, proportionnée mais ferme.

Il faut par conséquent assurer une intervention efficace et rapide des services de police lorsque cela s’avère nécessaire. Nos policiers doivent être en nombre suffisant dans nos rues, être suffisamment bien équipés et formés pour faire face à toutes les formes de criminalité. Les citoyens doivent pouvoir compter sur une véritable police de proximité, sur des policiers connaissant les habitants et les commerçants de leurs quartiers, sur des policiers disponibles et accessibles aux moments de la journée où ils sont le plus utiles.

Lorsque les auteurs d’infractions sont identifiés, les citoyens sont en droit d’attendre une réaction rapide des autorités et particulièrement du pouvoir judiciaire. Cette réaction pénale rapide doit permettre d’éviter le développement d’un sentiment d’impunité chez les auteurs d’infractions doublé d’un sentiment d’insécurité et d’injustice chez les victimes. Les affaires pénales simples doivent pouvoir être jugées dans les plus brefs délais. La peine prononcée par un juge doit être exécutée. La non-exécution des peines ne peut que nuire à la motivation des juges, du ministère public, des services de police et susciter, à juste titre, un sentiment d’injustice chez les victimes. En outre, comme l’Etat a investi dans l’enquête menée par les services de police, le ministère public et/ou le juge d’instruction, les poursuites exercées par le ministère public et la procédure de jugement, la non-exécution ou l’exécution tardive des peines sape la crédibilité de l’ensemble du système pénal.

Les autorités doivent également développer des politiques de prévention en prise directe avec la réalité sociale, informer les citoyens sur les mesures préventives à prendre, notamment pour ce qui concerne les cambriolages, ainsi qu’encourager et inciter les particuliers et les indépendants, par le biais de réductions fiscales par exemple, à améliorer la sécurisation de leur habitation ou des locaux professionnels contre le cambriolage ou l’incendie. Des initiatives peuvent être encouragées et soutenues en matière de vidéo-protection ou de télé-police ainsi qu’en matière de lutte contre la drogue et les assuétudes qu’elle implique.

Enfin, la catastrophe de Ghislenghien a dramatiquement rappelé la nécessité de réformer les services d’incendie. Face à l’évolution considérable des risques présents dans notre société, il s’agissait de reconsidérer l’organisation des services de secours, vieille de plus de 40 ans. L’objectif de la réforme à mener est de faire en sorte qu’en cas de catastrophe, de sinistre ou d’incident, le citoyen soit secouru le plus rapidement et le plus efficacement possible. Les besoins sont conséquents et les mesures à adopter nombreuses : remédier au manque criant de personnel, renouveler le matériel d’intervention et les équipements personnels là où cela s’avère nécessaire et rénover certaines casernes ou en construire de nouvelles, harmoniser et revaloriser le statut administratif et pécuniaire tant pour les pompiers professionnels que pour les pompiers volontaires, reconnaître le caractère spécifique, lourd et dangereux de la profession et revoir la formation adaptée aux risques auxquels les pompiers peuvent être confrontés. Par ailleurs, le fédéral devra respecter son engagement d’augmenter sur base d’un plan pluriannuel sa contribution au financement des services d’incendie avec l’objectif d’arriver à un apport équivalent entre la part de l’autorité fédérale et celle des autorités locales (principe du 50/50).

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