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Egalité des chances

 

La liberté est indissociable de l’égalité des chances, c’est un des fondements de l’action des libéraux à travers le monde. La notion vise autant l’égalité des citoyens devant la loi que l’égalité entre les femmes et les hommes ou encore la lutte contre les discriminations, qu’elles soient fondées sur la race, l’origine ethnique, la religion, les convictions, sur le handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle. 

Issu des révolutions de 1787 et 1789 ayant mené à l’émergence des démocraties libérales aux Etats-Unis et en France, ce principe est ainsi proclamé à l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

La législation belge en matière de lutte contre les discriminations est plus contraignante que les conventions internationales et les directives européennes. Cette position d’avant-garde sur le plan législatif n’occulte toutefois en rien les nombreux défis à relever. Qu’il s’agisse de faire connaître leurs droits aux personnes concernées ou de les faire effectivement respecter, de nombreuses avancées politiques restent nécessaires.

Dans cette optique, la non-discrimination en matière d’emploi doit être une priorité. Les inégalités de traitement qui persistent dans ce domaine concernent aussi bien les femmes, qui sont toujours moins payées et moins représentées dans les postes de décisions du secteur privé comme du secteur public, que les Belges d’origine étrangère, encore trop souvent victimes de pratiques discriminatoires et de conditions d’emploi précaires.

D’autres discriminations telles que celles liées à l’âge ou à l’orientation sexuelle ne doivent pas être minimisées. En Europe, le taux d’emploi des jeunes de 20 à 29 ans est passé de 63,6% en 2000 à 65,5% en 2007, alors qu’il baissait en Belgique. La situation n’est guère meilleure en ce qui concerne la tranche d’âge des 55-64 ans, puisque leur taux d’emploi ne s’élève qu’à 44,7%. L’homophobie se manifeste quant à elle autant en matière d’emploi que dans d’autres domaines de la vie en société.

Force est de constater que la différence continue à faire peur et bien que ces faits soient pénalement répréhensibles en Belgique, les insultes, les propos injurieux et les différences de traitement sont toujours légion. Au-delà des actions à entreprendre vis-à-vis des groupes concernés, l’école doit jouer son rôle de moteur d’intégration et d’éducation à la tolérance, au respect et à la citoyenneté.

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