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Pensions

 

Le financement des pensions constitue un des défis majeurs pour les années à venir. Quelques chiffres en témoignent : la Belgique compte aujourd’hui près de 2 millions de personnes âgées de 65 ans ou plus ; le coût des pensions représente 35 milliards €, soit plus de 10 % du PIB. En 2030, à politique inchangée, ce coût sera de 46 milliards €, soit 13,7% du PIB.

Parallèlement au vieillissement de la population, le nombre de 3,8 travailleurs actifs qui financent un pensionné, se réduira à 2,6 en 2030, ce qui rend inéluctable la révision du mécanisme actuel de financement de la sécurité sociale !

Le vieillissement est une chance pour notre société mais il faut pour cela que l’Etat garantisse le paiement des pensions. Il est par conséquent impératif de poursuivre l’effort de réduction de la dette. Il faudra aussi relever le taux d’emploi et réformer notre système de pensions :

Réduire la dette

Cette condition est essentielle pour garantir à long terme le financement des pensions. C’est pourquoi le Gouvernement s’est inscrit dans la trajectoire que le Conseil supérieur des Finances a esquissée pour un retour à l’équilibre de l’ensemble des pouvoirs en 2015. 

Dès que l’équilibre aura été atteint, il sera à nouveau possible d’alimenter le Fonds de vieillissement. La réduction des charges d’intérêts résultant d’un retour à l’équilibre pourra également être utilisée pour compenser en partie les coûts du vieillissement.

Relever le taux d’emploi

La proportion de travailleurs de plus de 55 ans qui sont encore actifs en Belgique est de 35 %.  En Europe, ce taux est de 45 %.

Sans relever l’âge légal de la retraite (65 ans), il est donc nécessaire de retarder la sortie effective du marché du travail. Cet objectif implique de limiter le nombre de prépensions et de freiner les départs anticipés à la retraite.

Réformer notre système de pensions

Comme cela s’est déjà fait dans la plupart des pays européens, il faut par ailleurs réformer notre système de pensions. Cette réforme doit poursuivre prioritairement les objectifs suivants :

Récompenser le travail: Le système doit veiller, plus qu’aujourd’hui, à respecter une proportionnalité entre l’effort de cotisation et les prestations obtenues.  Il n’est pas normal qu’un travailleur, qui a effectué une carrière professionnelle complète, se retrouve avec une pension à peine supérieure à la pension minimum. Il faut par ailleurs supprimer les limites de travail autorisé qui sanctionnent injustement ceux qui souhaitent poursuivre une activité professionnelle après l’âge légal de la retraite.  

 

Revaloriser les pensions les plus faibles : Un pensionné sur quatre a moins de 1.000 € par mois pour vivre. Ces dernières années, le MR a obtenu plusieurs revalorisations pour les pensions les plus faibles.  La réforme doit être l’occasion de poursuivre cet effort.

Généraliser les pensions complémentaires : Le second pilier de pension (pensions complémentaires) doit être généralisé de manière à ce que tous les travailleurs retraités puissent bénéficier d’un taux de remplacement supérieur à celui qu’offre la seule pension légale. Cette généralisation doit s’étendre notamment aux contractuels de la fonction publique.

Garantir une solidarité équitable: Il faut assurer un rapprochement des différents statuts (salariés, indépendants et fonctionnaires) afin de favoriser la obilité de l’emploi et afin de garantir une plus grande équité dans la mise en œuvre de la solidarité vis-à-vis de nos seniors ! Ceci n’implique pas que tous les statuts doivent être identiques mais les différences de niveau éventuelles doivent pouvoir s’inscrire dans un cadre général cohérent. A cet égard, il faut souligner le travail remarquable effectué par Sabine Laruelle pour rapprocher les montants de pensions entre les régimes « indépendants » et « salariés ».

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