Intégration sociale et lutte contre la pauvreté
Quand la vie bascule, la solidarité doit être totale » (Jean Gol)
Concilier solidarité et liberté pour plus de justice sociale
La pauvreté est un phénomène que les moyens traditionnels de l’Etat-providence ne suffisent malheureusement plus à résoudre
Si le travail reste le meilleur moyen de ne pas connaître l’exclusion sociale, il est néanmoins admis que les mutations survenues dans le monde professionnel ainsi qu’un ensemble d’évolutions socioculturelles contribuent au développement du phénomène : déclin des solidarités traditionnelles, instabilité du lien familial, pression psychologique…
Ma vision : promotion d’un modèle social conciliant solidarité et efficacité, droits et devoirs.
L’exclusion est un drame mais aussi une perte en capital humain pour l’ensemble de la société privée d’une partie de ses forces vives et, singulièrement, de sa jeunesse.
Le phénomène n’est cependant pas une fatalité : 30% des ménages en situation de pauvreté ne le sont plus l’année suivante.
J’entends donc faire de la lutte contre la pauvreté une priorité !
Bilan de mon action au Gouvernement fédéral :
Une série d’initiatives concrètes ont été mises en œuvre pour lutter contre l’exclusion sociale :
- l’aide aux familles afin de recouvrer les créances alimentaires dues mais non perçues par le biais de la création du Service des Créances Alimentaires (SECAL) ;
- le soutien au pouvoir d’achat des familles les plus modestes par un ensemble de mesures fiscales ciblées ;
- la contribution à la solidarité intergénérationnelle grâce aux mesures fiscales soutenant les parents souhaitant garder les aînés dans une structure familiale ;
- le soutien par un ensemble de mesures fiscales des familles touchées par un handicap grave ;
- la lutte contre la fracture numérique en favorisant l’accès pour le plus grand nombre à un ordinateur ;
- le soutien aux familles à bas revenus dans l’organisation de leur vie quotidienne au moyen d’un ensemble de mesures fiscales ;
- l’amélioration du statut social des indépendants tant sur le plan des soins de santé que des pensions ou de la prise en charge matérielles des enfants ;
- la lutte contre le surendettement des indépendants et le risque de précarisation consécutif à un « accident de la vie ».
J’entends consolider ces réformes et approfondir de nouveaux chantiers à partir de 5 domaines d’action prioritaire:
- Priorité à la prévention
Généraliser les coordinations sociales intégrant tous les intervenants.
La prévention est la base de toute politique de lutte contre la pauvreté.
Réinvestir dans la qualité et l’excellence des apprentissages de base et des filières techniques et professionnelles.
Réinventer la solidarité entre personnes
Combattre le surendettement
Selon moi, il est essentiel d’identifier et d’anticiper les risques de précarité afin que l’exclusion sociale ne s’installe pas. - Encourager les efforts d’insertion socioprofessionnelle
Valoriser le travail
Je souhaite promouvoir un Etat social actif conciliant solidarité et responsabilité ce qui suppose valoriser les principes d’entreprendre, de responsabilisation, d’activation et de participation.
Contractualiser l’aide et inciter l’allocataire à s’inscrire activement dans un parcours d’insertion actif.
Soutenir les personnes confrontées à une perte d’emploi
Soutenir le secteur dans sa mission
- Logement et santé mieux qu’un droit, une réalité Permettre aux plus précarisés de notre société de ne pas céder à un effondrement physique et moral afin de ne pas se marginaliser complètement.
- Actions spécifiques orientées vers certaines catégories vulnérables
Personnes souffrant de troubles de santé mentale
Bien que pouvant toucher tout un chacun, le risque d’exclusion est plus marqué pour certaines personnes en raison de leur situation familiale et de leur capital culturel, sanitaire, mental…
Femmes et pauvreté
Exclusion des aînés
Risque de pauvreté des personnes en situation de handicap
- Favoriser la participation et l’inclusion
Dans cet esprit, je considère qu’une telle participation fait partie du projet d’intégration et, au-delà, du projet de vie des personnes vulnérables.
La participation à la vie de « la Cité » constitue un vecteur de socialisation. - Orienter les moyens vers l’action sociale : réforme du secteur de l’intégration sociale
Le morcellement de l’aide sociale engendre un éclatement des subventions. Il pose la question de l’allocation des moyens aux besoins. De même, il est nécessaire de rationaliser les dépenses des CPAS en développant des synergies entre services et administrations.
Les montants dégagés seraient consacrés à la véritable mission assignée : l’action sociale !
Par ailleurs, la persistance de la culture de l’assistanat, malgré le discours officiel, n’encourage pas le bénéficiaire à s’engager dans un projet de vie autonome
Une telle réforme rencontrerait l’intérêt tant des publics socialement défavorisés que des travailleurs sociaux au niveau de leurs conditions de travail !
Une réforme du secteur de l’intégration sociale me semble urgente.








