Restaurer l’image de la Belgique dans le monde, entre autres pour nos entreprises, et poursuivre nos engagements européens.
Après plus de 500 jours pour former un nouveau Gouvernement belge et dans un contexte européen général de difficultés budgétaires, telle a été, dès ma prise de fonction, mon ambition pour mes nouvelles responsabilités en tant que Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes.
Ma « Note de politique générale » pour la législature développe cette ambition.
L’Union européenne restera l’un des axes majeurs de la politique étrangère de la Belgique. Ce choix n’est pas un choix idéologique. Dans un monde de plus en plus globalisé, il est d’abord dicté par notre intérêt national.
L’Europe est à un tournant de son histoire : les événements des derniers mois ont démontré, par exemple, que la crise au sein de la zone euro ne sera résolue que si les États agissent ensemble afin de prendre les mesures qui s’imposent. Tant au niveau de l’Union européenne que la zone euro, des avancées supplémentaires devront combiner une meilleure régulation des marchés financiers, une gestion plus coordonnée des politiques et une coopération plus étroite dans les domaines budgétaire, économique, fiscal, d’emploi et social, ainsi qu’une plus grande solidarité entre les États membres. Il faut aussi une politique environnementale et énergétique européenne ambitieuse.
Le Gouvernement contribuera activement à l’approfondissement et la mise en oeuvre effective d’un espace européen de liberté, de sécurité et de justice. Nous souscrivons entièrement à l’ambition de l’Europe de renforcer son rôle d’acteur sur la scène internationale en développant une politique étrangère européenne complète et cohérente. Le Gouvernement veillera à préserver et consolider la solidarité avec ses partenaires de l’OTAN, qui représente un forum politique autant qu’une organisation de défense.
Au sein d’une Union à 27 et d’une zone euro à 17, les pays du Benelux constituent des partenaires avec lesquels des positions concertées participeront d’une démarche renforcée.
Sur la scène internationale, notre action sera basée sur des valeurs, de liberté, de droits de l’homme, et la défense des points de vue et des intérêts belges à l’étranger, notamment via la diplomatie économique. Elle aura pour priorité de promouvoir, à travers le monde, le renforcement des institutions démocratiques, de l’État de droit et de la bonne gouvernance.
En Afrique centrale, la Belgique continuera à promouvoir activement l’État de droit en luttant contre l’impunité, surtout concernant les violences sexuelles. La transparence dans l’exploitation des ressources naturelles sera promue au profit des populations locales. Nous comptons rester pleinement engagés en Afrique centrale élargie: République démocratique du Congo, Burundi, Rwanda et Ouganda, Congo-Brazzaville, République Centrafricaine.
Les révolutions en cours dans les pays arabes ouvrent une nouvelle ère pour ces pays. Il est de notre devoir d’accompagner ces démarches pour davantage de libertés et vers des élections libres. Le Gouvernement accordera une attention toute particulière à ces démocraties naissantes.
Faisant référence aux Conclusions du Conseil du 8 décembre 2009 portant sur le processus de paix au Proche-Orient, le Gouvernement agira en faveur de la “reprise urgente des négociations en vue de parvenir à une solution fondée sur la coexistence de deux États, avec l’État d’Israël et un État de Palestine indépendant, démocratique, d’un seul tenant et viable, coexistant dans la paix et la sécurité”.
La menace iranienne continuera à bénéficier de toute notre attention. Nous nous inscrirons pleinement dans les efforts et les démarches de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et l’Union européenne pour dissuader Téhéran de poursuivre un programme nucléaire.
Continent le plus peuplé et le plus dynamique, l’Asie connaît une croissance économique sans précédent. Elle offre à nos entreprises d’importants débouchés, leur permet de produire à frais réduits afin de rester concurrentielles et leur garantit des profits pour les nouvelles technologies vertes développées en Belgique. Ces dernières années, la part de marché de notre pays dans les exportations vers l’Asie ont toutefois baissé. Nous devons nous reprendre car les autres États de l’UE obtiennent de meilleurs résultats. Nous porterons également une grande attention au Brésil, bientôt sixième plus grande puissance économique mondiale, mais aussi au Mexique et au Chili.
L’économie belge est résolument tournée vers l’extérieur. Face à ce constat, la conclusion d’accords commerciaux et d’investissement est vitale pour nos entreprises et la prospérité de notre pays.
>>> NOTE DE POLITIQUE GENERALE (PDF F/N)
>>> COMMUNIQUES DE PRESSE (PDF F/N)




