Tax Shelter : un succès culturel et économique
Le Tax Shelter est un incitant fiscal qui, depuis 2004 à l’initiative de Didier Reynders, encourage la (co)production d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques en Belgique. Concrètement, une société qui souhaite investir dans le soutien de la production audiovisuelle bénéficie grâce à ce système d’une exonération de ses bénéfices réservés imposables à concurrence de 150 % des sommes effectivement versées. Le producteur de film bénéficie ainsi d’une source de financement devenue indispensable pour la création d’œuvres de qualité. L’investisseur reçoit de son côté un avantage fiscal intéressant en participant à la réussite d’un film. Quant aux autorités fédérales, elles apportent une aide sensible à tout un secteur, avec des retombées économiques importantes en termes de développement d’activités, d’emplois et dès lors de nouvelles recettes fiscales. Une étude universitaire indique à ce titre que le Tax Shelter, plus qu’une « opération blanche » pour l’Etat belge, rapporterait à celui-ci.
Aujourd’hui, ce sont en moyenne 90 millions d’euros qui sont investis chaque année dans la production audiovisuelle via cet incitant fiscal, totalisant à la mi-2011 près du demi-milliard d’euros investis depuis la mise en œuvre de la mesure. Un véritable succès pour les professionnels ainsi que pour le développement économique associé quand on sait que l’objectif de départ visait 33 millions par an. L’aide du Tax Shelter au cinéma francophone est d’ailleurs bien supérieure à celle octroyée par la Communauté française. Parmi les centaines d’œuvres ayant bénéficié du soutien Tax Shelter, l’on compte par exemple à ce jour une trentaine de films ayant été repris en compétition au Festival de Cannes. L’ensemble des six longs métrages belges présents lors de l’édition 2011 du Festival se sont appuyés sur ce système, pour un total de près de 5 millions d’euros.



