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jan 17, 2017

En Région bruxelloise, il faut ouvrir les vraies tables de décision

La gouvernance a été largement abordée à l’occasion de mon interview ce mardi 17 janvier sur la chaîne bruxelloise BX 1.

Dans la suite du scandale Publifin, il faut surtout veiller à mettre en place les mesures pour que cela ne se produise pas. En Wallonie, des parlementaires comme Jean-Luc Crucke ou Pierre-Yves Jeholet demandent depuis des années un cadastre des mandats : publier qui fait quoi mais, quand il y a une rémunération publique, avec quelle rémunération.

Il faut aussi des déclarations sur les conflits d’intérêts : ce n’est pas parce que l’on exerce une fonction dans le privé (avocat, administrateur dans une société privée, etc.) que l’on est en conflit d’intérêts mais il faut dire ce que l’on fait. Le Parlement européen a un peu démarré dans cette voie.

A Bruxelles, ce qui m’inquiète davantage, c’est une série d’institutions où l’opposition n’est pas associée, même pas dans les organes de gestion. La Stib, par exemple, ne compte pas de représentants libéraux francophones. Un certain nombre d’endroits ont été trustés par la majorité et par le parti dominant dans cette majorité. Au Gouvernement fédéral, on nous demande qu’il y ait un certain équilibre des différentes formations politiques et c’est normal.

Une série de projets sont menés en partenariat avec la Région : le pôle universitaire sur le site des casernes en est un exemple, le fonds fédéral pour Bruxelles Beliris en est un autre, avec plus de 100 millions annuels dédiés à la capitale (lancement du métro Nord et études pour métro Sud, démarrage des accords pour le Conservatoire, investissements dans les musées, etc).

Je crois aussi que la Région, ce n’est pas le monopole d’une majorité ou d’une formation politique. Je le répète : ce n’est pas normal que, dans des secteurs avec des enjeux majeurs comme la mobilité, avec la Stib, l’on mette en dehors de la gestion des formations politiques qui représentent quasi un quart de la population bruxelloise.

C’est quelque chose qu’il va falloir changer à Bruxelles. Il ne suffit pas de vouloir mettre quelques responsables autour de la table, comme dans le cadre de l’initiative « lobby », il faut ouvrir les vraies tables de décision, qui sont les conseils d’administration. Au Fédéral, c’est ce que nous faisons.

>>> Interview sur BX1 le 17/1/17


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