Débat à l’UCM pour des réponses aux classes moyennes
J’étais l’invité mercredi soir de l’Union des Classes moyennes (UCM) pour un débat qui a permis d’aborder trois axes de préoccupation du secteur : le commerce, l’entrepreneuriat et les professions libérales.
Interrogé d’abord par une commerçante bruxelloise sur le développement du petit commerce dans le cadre de la création de grands ensembles du type Neo ainsi que sur l’évolution du piétonnier, j’ai souligné la démarche entreprise à travers Beliris, le fonds fédéral pour Bruxelles. D’abord de réinvestir, à hauteur de 50 millions par an, dans la mobilité au sein de la capitale : après 10 ans d’inaction et de report dans le dossier du métro, on a enfin dégagé un financement pour le métro Nord et relancé les études pour le Sud. Ensuite, nous sommes prêts à investir pour aménager le piétonnier mais en fonction de ce qui pourra être autorisé eu égard aux permis. Nous avons insisté sur une circulation qui permette l’accès aux commerces, actuellement nous avons le débat sur la double circulation à la place De Brouckère devant l’hôtel Métropole. Nous avons également voulu travailler par phases, notamment avec les travaux d’étanchéité sur la place De Brouckère.
Pour redynamiser le centre, il faut une capacité d’accéder au centre-ville, notamment à travers le métro. Mais la mobilité impose également une autre gestion régionale : des tunnels ne peuvent rester fermés pendant des mois, des nœuds de communication, comme le rond-point Louise, ne peuvent être rétrécis sans concertation, ni une avenue de pénétration comme l’avenue Franklin Roosevelt… Un piétonnier autour de Schuman ne peut se concevoir sans concertation avec les instances européennes ni avec les communes concernées…
Cette question d’accès est primordiale. La sécurité et la propreté sont également des priorités.
Une juriste et un jeune entrepreneur ont notamment mis en avant les questions fiscales. Il faut d’abord rappeler ce qui a été fait. Le tax-shift permet d’augmenter le pouvoir d’achat des plus bas salaires. Le Gouvernement actuel a créé 100.000 emplois. Avec une mesure importante et efficace pour les petites entreprises : la suppression de toute charge sur le premier emploi créé, sur toute la durée de cet emploi. Dans cet esprit, nous avons renforcé la baisse de charges sur les 6 premiers emplois.
Sur la fiscalité des entreprises, il y a un vrai débat sur une justice fiscale, car il y a des éléments qui choquent l’opinion en termes de plus-values. Néanmoins il faut garder un équilibre. On ne peut pas être au plus haut niveau de la fiscalité sur tous les sujets. Sur les plus-values internes, on a veillé à ce que l’on ne puisse dépasser certaines limites dans l’optimisation des techniques. Si on veut aller plus loin, il faudra revenir sur les mesures de taxation des dividendes. A côté de cela, il faut réduire l’impôt des sociétés. A cet égard, je souhaite qu’il y ait des gagnants, c’est-à-dire que les compensations ne viennent pas faire perdre davantage aux contribuables sociétés qu’on ne leur fait gagner en diminuant leur taux facial.
La question des retraites a aussi été évoquée et j’ai entre autres indiqué que, depuis le 1er août 2016, la pension minimum des indépendants a enfin été égalisée sur celle des salariés. Un combat que l’on mène depuis des années, enfin remporté.
Photos : François Vieira


