« Bruxelles pour tous »
Vaincre la fracture, voilà l’enjeu de Bruxelles aujourd’hui. Bruxelles, si elle rassemble ses quartiers, ses énergies, ses fonctions, a un formidable potentiel.
A quelques semaines d’un scrutin majeur pour notre ville-Région, je propose dans cet ouvrage publié aux Editions La Muette ma vision d’avenir pour Bruxelles, un projet pour un souffle nouveau, au bénéfice de tous.
Ce projet se développe en dix propositions précises.
1. Transformer les quartiers en difficulté en quartiers résidentiels et avantagés
D’une pierre deux coups : nous pouvons gérer la croissance démographique avec le besoin de rénovation et de construction que Bruxelles connaît. Ce sont des quartiers entiers qui doivent être créés près de zones de transports, avec des commerces, un accès au réseau STIB, des écoles qui en fassent des lieux de vie et non des ghettos.
2. Construire des écoles et contribuer à hausser le niveau de tous les établissements
Il faudra construire un nombre considérable d’écoles d’ici 2020 ; transformons cette nécessité en opportunité pour que n’existent plus à Bruxelles que de bonnes écoles, de haut niveau, sans compétition à l’inscription décrétalement organisée. Ces écoles, il faut les créer dans les quartiers difficiles, qui sont également ceux en demande démographique.
3. Réaliser le parcours d’intégration
Je refuse de laisser davantage les primo-arrivants à leur sort lorsqu’ils obtiennent un droit de séjour ; ils doivent être aidés dans leur insertion dans notre société, que ce soit sur le plan social, professionnel ou en formation. En particulier, l’activation linguistique et la formation à un emploi sont des étapes indispensables. Le parcours d’intégration sera mis sur pied à Bruxelles ; c’est d’abord dans l’intérêt des premiers concernés.
4. Définir un plan de relance pour l’emploi
Je souhaite un plan de relance pour l’emploi qui fasse de la formation une priorité stratégique et qui garantisse effectivement à tout jeune inscrit comme demandeur d’emploi depuis 4 mois de se voir proposer un emploi, un stage ou une formation.
5. Mettre en route le RER pour 2018
Certaines lignes du RER peuvent être mises en place bien avant les délais impartis ; je demande qu’au moins trois lignes soient ouvertes et exploitées dès 2018. Le RER est indispensable pour empêcher l’asphyxie de la ville.
6. Placer sous terre la petite ceinture et les autoroutes urbaines
Je souhaite mettre sur pied un grand plan piétonnier pour rendre la ville à ses habitants. Il impliquera la mise en voie piétonne de certains axes, et la mise sous terre de grands axes pourvoyeurs de voitures tels que la petite ceinture et les entrées d’autoroute. La mobilité et le confort de vie en ville sont à ce prix.
7. Investir dans les approches locales d’amélioration de l’environnement par un renforcement des « quartiers durables »
Investir dans les approches locales d’amélioration de l’environnement par un renforcement des « quartiers durables » afin d’impliquer plus fortement le citoyen dans la gestion de son environnement direct ; ce n’est que par des projets inclusifs mêlant vivre ensemble, préservation du patrimoine et promotion des ressources naturelles que Bruxelles pourra concilier l’ensemble de ses défis environnementaux.
8. Sécuriser prioritairement les transports publics
En matière de sécurité, c’est dans les lieux publics que le bât blesse, et singulièrement dans les transports publics. Ce sera la priorité, car la sécurisation de tous les réseaux de transports participe aussi du confort de la ville dans son ensemble. Dans ces lieux comme ailleurs, les violences envers les femmes –même verbales – feront l’objet d’une attention soutenue.
9. Achever la régionalisation de Bruxelles
Je ne suis pas naïf concernant la question communautaire : la sixième réforme de l’État ne sera sans doute pas la dernière. Il est temps que les francophones s’organisent pour devenir réellement demandeurs de changements qui les intéressent, et qui ne se limitent pas à l’octroi de moyens financiers. La régionalisation réelle de Bruxelles, avec les néerlandophones, intégrant les politiques actuellement dévolues à la Cocom, et prenant de nouvelles responsabilités en formation professionnelle ou tourisme notamment, est une réponse possible. Nous ne pourrons en tout cas pas continuer dans ce modèle dont la complexité est devenue source d’inefficacité.
10. Créer un label « Brussels Meeting Point »
Le rôle de Bruxelles comme carrefour international doit être valorisé à l’extérieur ; assumons davantage notre rôle de ville de congrès et de rencontres, n’ayons plus aucune gêne d’assumer notre rôle international de premier plan et assumons-en toutes les conséquences en termes d’image à offrir.
Dans cet ouvrage, j’ai aussi voulu réexpliquer pourquoi je suis venu à Bruxelles. L’envie de changer d’air à présent que les enfants sont grands, l’envie de me rapprocher de mon lieu de travail, l’envie de passer moins de temps sur la route et davantage auprès des miens : autant de raisons qui, parmi d’autres, m’ont décidé à m’installer à Bruxelles. J’y ai aussi été incité par un trait de caractère essentiel de cette Région : son accueil envers les nouveaux arrivants, sa diversité culturelle, ses atouts économiques, son rôle de plaque tournante des enjeux belges, européens, internationaux.
Ce livre est un engagement. C’est aussi une participation au débat, que j’ai envie de mener avec vous. Parlons-en via [email protected]. A très bientôt!
« Bruxelles pour tous – Vaincre la fracture », Editions La Muette,
disponible en librairies dès le 17 février - 9 euros.
>>> Abstract de « Bruxelles pour tous. Vaincre la fracture »
>>> Brussel voor iedereen. De breuk herstellen
