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fév 7, 2014

« Bruxelles pour tous »

Vaincre la fracture, voilà l’enjeu de Bruxelles aujourd’hui. Bruxelles, si elle rassemble ses quartiers, ses énergies, ses fonctions, a un formidable potentiel.

A quelques semaines d’un scrutin majeur pour notre ville-Région, je propose dans cet ouvrage publié aux Editions La Muette ma vision d’avenir pour Bruxelles, un projet pour un souffle nouveau, au bénéfice de tous.

Ce projet se développe en dix propositions précises.

1. Transformer les quartiers en difficulté en quartiers résidentiels et avantagés

D’une pierre deux coups : nous pouvons gérer la croissance dé­mographique avec le besoin de rénovation et de construction que Bruxelles connaît. Ce sont des quartiers entiers qui doivent être créés près de zones de transports, avec des commerces, un accès au réseau STIB, des écoles qui en fassent des lieux de vie et non des ghettos.

2. Construire des écoles et contribuer à hausser le niveau de tous les établissements

Il faudra construire un nombre considérable d’écoles d’ici 2020 ; transformons cette nécessité en opportunité pour que n’existent plus à Bruxelles que de bonnes écoles, de haut niveau, sans compétition à l’inscription décrétalement organisée. Ces écoles, il faut les créer dans les quartiers difficiles, qui sont également ceux en demande démographique.

3. Réaliser le parcours d’intégration

Je refuse de laisser davantage les primo-arrivants à leur sort lors­qu’ils obtiennent un droit de séjour ; ils doivent être aidés dans leur insertion dans notre société, que ce soit sur le plan social, profession­nel ou en formation. En particulier, l’activation linguistique et la for­mation à un emploi sont des étapes indispensables. Le parcours d’in­tégration sera mis sur pied à Bruxelles ; c’est d’abord dans l’intérêt des premiers concernés.

4. Définir un plan de relance pour l’emploi

Je souhaite un plan de relance pour l’emploi qui fasse de la for­mation une priorité stratégique et qui garantisse effectivement à tout jeune inscrit comme demandeur d’emploi depuis 4 mois de se voir proposer un emploi, un stage ou une formation.

5. Mettre en route le RER pour 2018

Certaines lignes du RER peuvent être mises en place bien avant les délais impartis ; je demande qu’au moins trois lignes soient ouvertes et exploitées dès 2018. Le RER est indispensable pour empêcher l’as­phyxie de la ville.

6. Placer sous terre la petite ceinture et les autoroutes urbaines

Je souhaite mettre sur pied un grand plan piétonnier pour rendre la ville à ses habitants. Il impliquera la mise en voie piétonne de cer­tains axes, et la mise sous terre de grands axes pourvoyeurs de voi­tures tels que la petite ceinture et les entrées d’autoroute. La mobilité et le confort de vie en ville sont à ce prix.

7. Investir dans les approches locales d’amélioration de l’environnement par un renforcement des « quartiers durables »

Investir dans les approches locales d’amélioration de l’environne­ment par un renforcement des « quartiers durables » afin d’impliquer plus fortement le citoyen dans la gestion de son environnement di­rect ; ce n’est que par des projets inclusifs mêlant vivre ensemble, pré­servation du patrimoine et promotion des ressources naturelles que Bruxelles pourra concilier l’ensemble de ses défis environnementaux.

8. Sécuriser prioritairement les transports publics

En matière de sécurité, c’est dans les lieux publics que le bât blesse, et singulièrement dans les transports publics. Ce sera la priorité, car la sécurisation de tous les réseaux de transports participe aussi du confort de la ville dans son ensemble. Dans ces lieux comme ailleurs, les violences envers les femmes –même verbales – feront l’objet d’une attention soutenue.

9. Achever la régionalisation de Bruxelles

Je ne suis pas naïf concernant la question communautaire : la si­xième réforme de l’État ne sera sans doute pas la dernière. Il est temps que les francophones s’organisent pour devenir réellement demandeurs de changements qui les intéressent, et qui ne se limitent pas à l’octroi de moyens financiers. La régionalisation réelle de Bruxelles, avec les néerlandophones, intégrant les politiques actuellement dévolues à la Cocom, et prenant de nouvelles responsabilités en formation profes­sionnelle ou tourisme notamment, est une réponse possible. Nous ne pourrons en tout cas pas continuer dans ce modèle dont la complexité est devenue source d’inefficacité.

10. Créer un label « Brussels Meeting Point »

Le rôle de Bruxelles comme carrefour international doit être va­lorisé à l’extérieur ; assumons davantage notre rôle de ville de congrès et de rencontres, n’ayons plus aucune gêne d’assumer notre rôle inter­national de premier plan et assumons-en toutes les conséquences en termes d’image à offrir.

Dans cet ouvrage, j’ai aussi voulu réexpliquer pourquoi je suis venu à Bruxelles. L’envie de changer d’air à présent que les enfants sont grands, l’envie de me rapprocher de mon lieu de travail, l’envie de passer moins de temps sur la route et davantage auprès des miens : autant de raisons qui, parmi d’autres, m’ont décidé à m’installer à Bruxelles. J’y ai aussi été incité par un trait de caractère essentiel de cette Région : son accueil envers les nouveaux arrivants, sa diversité culturelle, ses atouts économiques, son rôle de plaque tournante des enjeux belges, européens, internationaux.

Ce livre est un engagement. C’est aussi une participation au débat, que j’ai envie de mener avec vous. Parlons-en via bruxellespourtous@gmail.com. A très bientôt!

« Bruxelles pour tous – Vaincre la fracture », Editions La Muette,
disponible en librairies dès le 17 février – 9 euros.

>>> Abstract de « Bruxelles pour tous. Vaincre la fracture »

>>> Brussel voor iedereen. De breuk herstellen


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