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25ème anniversaire de BELIRIS

Par 15 septembre 2018 Pas de commentaire

Mon discours prononcé à l’occasion des 25 ans de Beliris:

“Il y a une grande fierté à être le ministre responsable de Beliris. Pendant des années, comme simple membre du Comité de coopération, depuis 2014 comme responsable, j’ai pu observer votre travail mais surtout les réalisations des équipes.

Comme promeneur dans le quartier européen, comme responsable politique à Molenbeek ou dans le centre-ville, comme étant celui qui est chargé de couper le ruban lors d’inaugurations de logements sociaux ou de station de métro, ou même lors de visites de chantiers en cours, j’ai pu profiter et admirer le travail des équipes ; parmi les collaborateurs de l’Etat fédéral, peu peuvent montrer de manière aussi concrète le résultat des heures passées au service de l’intérêt général.

Vous pouvez être fiers des réalisations, de la patience mise à trouver les consensus entre communes, région, riverains, commerçants parfois, associations de tous genres, créatifs ou rêveurs, et des solutions élaborées  pour améliorer la qualité de vie en ville.

A l’étranger, j’y suis quand même parfois, je peux vous le dire, l’image de Bruxelles est  plus connue que la Belgique. Il y a le chocolat, la bière, …

Un peu grâce à vous, qui avez contribué à rénover:

  • des quartiers,
  • l’Atomium,
  • des salles de spectacles, les ateliers du théâtre de la Monnaie et celui de Toone,
  • le quartier européen,
  • des espaces verts,
  • des zones pour piétons,
  • des passerelles,
  • des piscines,
  • le boulevard Léopold III
  • des musées,
  • des lieux de vie pour les enfants ou de rencontre pour les personnes de toutes origines,
  • des stations de métro
  • une ferme–château au Karreveld,
  • des voiries
  • un centre pour handicapés de grande dépendance,
  • un centre de congrès, …
  • peut-être un jour encore des tunnels, pas uniquement entre le théâtre et les ateliers de la Monnaie.

Le tout pour un total qui avoisine aujourd’hui les 2 milliards.

Il y a quelques années, Beliris a été choisi pour reprendre le projet de créer une nouvelle ligne de métro : la région n’était pas en état de le faire seule. L’Etat fédéral a accepté de mettre à disposition une bonne partie du budget nécessaire et surtout des équipes d’ingénieurs, juristes, architectes, bientôt aussi contrôleurs de chantiers, dont le nombre va augmenter pour ce qui est un défi  particulièrement important pour la Région.

Sans parler des défis techniques, je suis conscient qu’il y a un défi pour les responsables politiques, qui est de rendre ce projet non seulement accepté mais désiré par la population, les utilisateurs en premier lieu, les riverains aussi.

Après les élections, il faudra que l’ensemble des forces vives de la Région et des communes portent ce projet de métro. Il n’est plus l’heure de se demander si nous voulons ou non des solutions de mobilité, mais d’investir directement et énergiquement dans ce qui, demain, permettra de fluidifier la ville.

Au côté du projet de métro, il est essentiel de renforcer le rôle de Beliris, comme maître d’ouvrages, comme support aux autres pouvoirs publics, qui mets en œuvre les projets de manière concrète. L’avenant 13, et l’avenant suivant certainement aussi, montrent que nombre de projets essentiels pour la région passent par le savoir-faire de Beliris.

Dans le petit rôle que je peux jouer comme président de Beliris, j’ai pu obtenir récemment un accord sur l’avenant 13, je suis certain que vous étiez impatient de savoir quels sont les projets qui vous mobiliseront dans les années à venir.

Il y en a pour tous, pour tous les goûts, il n’y a pas que le métro mais une diversité de projets qui figurent dans ce programme, et donc une diversité de métiers.

Je vois surtout l’impatience de beaucoup de bruxellois et de ceux qui travaillent ou passent par Bruxelles.

Je dois vous communiquer le fait que beaucoup attendent de vous qui travaillez au sein de Beliris dans les meilleurs délais :

– de pouvoir apprendre dans l’excellence la musique au Conservatoire,

– d’étudier dans une bibliothèque dédiée aux nouvelles technologies à l’ULB – VUB,

– de faire du vélo ou de courir sur les promenades vertes, les passerelles le long du chemin de fer ou ailleurs,

– de dormir et de manger, entre autres, dans des logements rénovés

– de se déplacer d’un côté à l’autre du canal, à vélo, à pied ou à cheval, sur la passerelle Picard ou à la porte de Ninove,

– de rejoindre un lieu de travail ou de faire des courses, en métro, entre Bordet et la Gare du Nord, tout en pouvant faire une halte à Riga pour admirer 3 arbres remarquables

– de nager au neptunium ou à la piscine d’Ixelles dans un béton identique à celui des années 1900,

– de pouvoir se former aux métiers techniques ici même

-de déambuler sur un piétonnier entre la place De Brouckère et Fontainas, sans toutefois manger par terre comme imaginé par certains à l’origine, puisque la pierre bleue permet la prolifération des bactéries …

Il y a des beaux projets d’études et de rénovations pour vous permettre de mettre vos expertises respectives en œuvre : nous pourrons en juger dans les années à venir, le temps  est long dans vos métiers, et je sais à quel point les engagements sur des délais est un sujet polémique.”