Didier Reynders

J’exerce la fonction de ministre des Affaires Etrangères, des Affaires européennes, chargé de Beliris et des Institutions culturelles fédérales depuis le 11 octobre 2014. En décembre 2018, j’ai endossé la fonction de Ministre de la Défense.

Je suis né le 6 août 1958 à Liège. Je suis le dernier d’une famille de trois enfants. Mon père a longtemps travaillé comme représentant de commerce pour une entreprise active dans l’horeca, en particulier dans le secteur de la boucherie. Ma mère a tenu un petit commerce pendant un temps à Saint-Nicolas. J’ai ainsi grandi dans un environnement modeste mais toujours guidé par la valeur du travail.

Ma jeunesse, je l’ai passée entre ma famille, l’école et le sport. Ce dernier a toujours tenu une place importante dans ma vie. Dès mon plus jeune âge, j’ai pratiqué la natation à un assez bon niveau. Mon père m’emmenait à la piscine très tôt le matin avant d’effectuer la tournée de ses clients. J’ai  également joué au tennis et j’ai un peu tâté, dans une moindre mesure, le football. Aujourd’hui, je n’ai plus guère le temps de faire beaucoup de sport mais j’essaie dès que possible, aussi pour entretenir la forme, de pratiquer du vélo ou du golf.

Mes études primaires, je les ai effectuées à l’Institut Sacré Cœur à Saint Nicolas (Liège). J’ai eu la chance de rencontrer durant mes humanités un enseignant qui m’a donné un goût immodéré pour la lecture. J’ai commencé à lire un peu de tout, surtout des romans. Cette passion ne s’est pas affaiblie avec les années, que du contraire. J’ai donc logiquement choisi une filière plus littéraire que scientifique par la suite : humanités latin-grec à l’Institut Saint Jean Berchmans à Liège et ensuite des études de droit à l’Université de Liège. Dans le même temps, mon frère est devenu architecte et ma sœur magistrate..

Mon passage à l’Ulg a été décisif à plus d’un titre. Non seulement pour les connaissances que j’y ai acquises mais aussi pour les rencontres que j’ai pu y faire et au premier rang de celles-ci, bien sûr, Bernadette qui deviendra mon épouse en 1981. Sur un plan plus professionnel, mes années à l’unif m’ont permis de travailler avec des professeurs (comme François Perin) en tant qu’élève-assistant. C’est à cette occasion que j’ai fait la connaissance de Jean Gol. Celui-ci, fraîchement nommé vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et des réformes institutionnelles, était à la recherche d’un juriste liégeois spécialisé en droit constitutionnel. Il s’est alors adressé à un de mes professeurs, qui l’a mis en contact avec moi. 

A l’époque, je n’étais pas actif en politique et je ne pensais pas en faire un jour un métier. Les événements ont toutefois pris une autre tournure. J’ai débuté, comme expert en droit constitutionnel, au cabinet de Jean Gol. Au départ, il s’agissait de dossiers spécifiques et assez techniques mais par la suite j’ai pris en charge des dossiers plus politiquement sensibles, comme l’hôpital universitaire liégeois (CHU) ou les crises de la sidérurgie des années 80. Par la suite, entre 1987 et 1988, j’ai exercé les fonctions de chef de cabinet.  Jean et moi avions le contact facile et ma relation avec lui a évolué vers une amitié forte. Lors de son décès inopiné, en 1995, c’est avant tout un ami que j’ai perdu.

La suite de ma carrière est davantage connue : présidence de la SNCB (1986-1991), de la Société Nationale des Voies aériennes (1991-1993), Député (depuis 1992), Chef de groupe (1995-1999), Ministre des Finances pendant une douzaine d’années (1999-2011) et à présent, comme je l’ai dit,  ministre des Affaires étrangères et de la Défense.

Président du Mouvement Réformateur de 2004 à 2011, j’ai eu l’occasion d’accompagner nos mandataires et militants vers une victoire historique aux législatives de 2007. Le MR est alors devenu le premier parti de la Communauté française de Belgique.

Depuis janvier 2013, je suis à la tête des libéraux bruxellois. Aux élections de 2014, le MR a remporté 4 sièges au Fédéral (+1) et 18 à la Région (+5).

Mes fonctions ministérielles sont évidemment prenantes et mon agenda n’est pas toujours facile à organiser. Les missions à l’étranger occupent une grande partie de mon temps, spécialement depuis que la Belgique est devenue pour deux ans membre du Conseil de Sécurité aux Nations Unies. Bruxelles et ma commune -Uccle- ont toutefois une place de choix. De même que ma famille. Nous nous retrouvons toujours avec plaisir dans notre maison à Uccle, où nous profitons à la fois de la vie urbaine et de l’art de vivre qu’offre notre belle capitale.

A bientôt, bonne visite !