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Un budget 2013 crédible vis-à-vis de l’Europe, des citoyens et des entreprises

Limitant le déficit public à 2,15% du PIB, le budget 2013 nous permet de respecter nos engagements européens et de garder le cap pour un retour à l’équilibre en 2015.
A l’heure où la France perd son « triple A », il était essentiel pour notre pays de garder sa crédibilité sur les marchés financiers, notamment pour bénéficier de taux très bas. La première économie consiste ainsi en la diminution des charges d’intérêts de la dette : on nous prête de l’argent parce que l’on nous fait confiance.

L’effort réalisé se fait surtout dans les dépenses de l’Etat, par le rejet des demandes nouvelles, la limitation des recrutements ainsi que la limitation du « train de vie » de l’Etat et de la sécurité sociale. Dans le domaine de la santé, diverses mesures ont été prises mais le Gouvernement a veillé à ne pas empêcher la conclusion d’un accord médico-mutualiste. Le reste consiste pour l’essentiel en mesures exceptionnelles : la vente de licences de téléphone, la lutte contre la fraude sociale et l’opération de régularisation qui ramènera plus de 500 millions d’euros. Des mesures touchent le secteur bancaire. Nous sommes beaucoup intervenus ces dernières années pour aider ce secteur en crise, il est dès lors normal que celui-ci nous rembourse plus que notre intervention.
L’objectif a aussi été de maintenir le pouvoir d’achat des citoyens. Il n’y aura pas de hausse de l’IPP, pas de cotisation temporaire de crise, pas de TVA sur les honoraires d’avocats. Nous avons visé à protéger les plus faibles : même lorsque l’on a parlé de mesures comme la hausse de la TVA ou des sauts d’index, qui n’auront pas lieu, la protection des plus faibles a toujours été présente autour de la table.
Pour favoriser l’emploi, nous avons voulu soutenir la relance. Nous aidons les petites et moyennes entreprises, avec une baisse sensible des charges sur les trois premiers emplois dans les PME. Le Gouvernement a dégagé 300 millions pour la compétitivité, ce qui représente 400 millions si l’on tient compte de l’effet retour. A côté de cela, l’écart salarial entre la Belgique et ses trois pays voisins sera réduit en six ans. La révision de la loi de 1996 et du panier de l’index devrait également y contribuer.
Comme nous le souhaitions, ce budget est un exercice complet, budgétaire et de relance, qui permet de rester crédible vis-à-vis de l’Europe, des citoyens et des entreprises.