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Un 21 juillet placé sous le signe de l’éthique

La tribune royale

Gageons sans beaucoup prendre de risques que vous étiez, ce mardi 21 juillet, des dizaines de milliers à arpenter les places et rues de Bruxelles à l’occasion de la Fête Nationale qui est et reste celle de tous les Belges.
Même si cette Fête est assombrie, cette année par une crise économique et financière sans précédent depuis des décennies. Une crise globale à laquelle aucune nation, aucune région du monde n’échappe. Une crise née de l’esprit de lucre démesuré de certains qui ont imaginé des moyens pour profiter d’un système qui a toujours jusqu’ici fait ses preuves mais dont les failles inévitables à toute entreprise humaine ont été exploitées par des personnages sans scrupules.

Le défilé

C’est avec beaucoup d’à propos et une grande lucidité que notre Souverain, le Roi Albert II, a souligné dans le cadre de son traditionnel discours du 21 juillet l’impérieuse nécessité de faire respecter l’éthique dans les affaires économiques et financières.

Herman van Rompuy et Didier Reynders

Une volonté que le MR défend et partage depuis longtemps tout comme il a toujours appelé au strict respect de la bonne gouvernance.
Nous saluons et soutenons l’appel de notre Souverain en faveur du développement d’une éthique dans le domaine économique et financier, accompagnée d’une mise au point de certaines règles et normes à respecter pour le contrôle renforcé et internationalisé des intermédiaires et des produits financiers. Tout comme nous soutenons l’appel du Roi à des réformes institutionnelles nécessaires à l’équilibre de notre pays et une indispensable revitalisation de l’enseignement, lesquelles doivent, avec le respect d’une nouvelle éthique, « permettre de maintenir la Belgique dans le peloton de tête des pays industrialisés,» comme l’a dit très justement Albert II.
Nous espérons que vous aurez entre-temps eu le plaisir et le bénéfice d’assister à la Fête qui a débuté conformément à la tradition par le Te Deum à la Cathédrale SS. Michel et Gudule, suivi du défilé militaire Place des Palais, et de la Fête au Parc et au Sablon, la journée se terminant comme chaque année par le tir du traditionnel feu d’artifice Place des Palais.

Les princes et Princesses et les officiels

Notre Président, Didier Reynders, assiste chaque année aux festivités et cérémonies en sa qualité de Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances.

Les Ministres et les Officiels

La Fête nationale demeure un événement incontournable pour toute personne résidant en Belgique ou toute autre personne liée à notre pays qui se trouve en-dehors du territoire national. Mais cette fête qui est l’anniversaire de la prestation de serment du premier Roi des Belges, Léopold Ier, est aussi l’occasion de nous rappeler tout ce qui nous unit. En ce jour de Fête nationale, le Mouvement Réformateur adresse respectueusement ses félicitations à nos Souverains, à l’ensemble de la Maison royale et à tous les Belges où qu’ils soient dans le monde.

Les avions et les couleurs tricolores de la Belgique

Enfin, nous terminerons sur une petite note historique en évoquant les origines de notre pays.
Le portail fédéral (www.belgium.be) du Gouvernement rappelle aux Belges et aux étrangers que “La Belgique est à la fois un pays très ancien et indépendant depuis peu”. Les Belges ont été mentionnés pour la première fois, il y a 2.000 ans, par Jules César dans son livre sur la guerre des Gaules.
Toutefois, durant des siècles, la Belgique n’a été qu’une partie d’un ensemble plus vaste d’Etats. Le pays n’a accédé à l’indépendance qu’en 1830. La fête nationale est fixée au 21 juillet par une loi du 27 mai 1890. C’est le 21 juillet 1831 que le premier roi des Belges, Léopold Ier, a prêté le serment de fidélité à la Constitution belge, élaborée par le Congrès national et reconnue le 7 février 1831, ainsi qu’aux lois belges.
Le jour de la Fête Nationale, nous jouons et chantons la Brabançonne, nous pavoisons nos maisons et nos rues aux couleurs noir, jaune et rouge du tricolore national qui sont celles de l’écu de l’ancien duché de Brabant. Il représentait un lion d’or (jaune) sur fond de sable (noir), griffes et dents de gueules (rouge).
Notre emblème héraldique est le Leo Belgicus (Léon Belgique), un lion jaune aux griffes et à la langue rouges, sur fond noir. Il est notamment représenté sur le petit sceau de l’Etat fédéral.
Ne l’oublions jamais, notre devise est «L’union fait la force». Quant au Te Deum, il est entré dans nos usages en 1866, après l’avènement de Léopold II (Léopold Ier était, comme chacun devrait le savoir, protestant), à la date du 15 novembre, jour de la saint Léopold.

Le drapeau belge flotte sur le Palais Royal

Mais ce 21 juillet aura été une nouvelle fois l’occasion pour tous les Belges pour montrer une fois de plus, comme ils le font d’ailleurs pour une vaste majorité dans leur vie de tous les jours, dans leur travail, que tous sont unis pour lancer un «non» franc et direct à une minorité d’individus racistes et xénophobes qui tentent de saper nos valeurs, les fondements mêmes de la société dans laquelle nous vivons et continuerons à vivre dans la concorde, dans le respect de toutes les communautés.