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Un 21 juillet belge et européen…



Je vous souhaite, à toutes et tous, une heureuse Fête nationale.
La fête de tous les Belges donnera lieu à de grandes festivités populaires dans notre pays. A Bruxelles, le défilé militaire et civil place des Palais, auquel j’assisterai, s’accompagnera de nombreuses activités autour de l’armée ainsi que de nos services de police et de secours entre le Parc royal et la place Poelaert. Un parc que se réapproprieront une nouvelle fois les familles pour des démonstrations de la Défense, des animations pour enfants et des concerts. Le ciel de notre capitale ainsi que de nos grandes villes réservera en outre de jolies couleurs noires, jaunes et rouges en fin de soirée…
A quelques encablures, au bout de la rue de la Loi, se déroulera ce jeudi également un sommet déterminant consacré à la crise de la dette et au nouveau plan d’aide à la Grèce.
Ce 21 juillet 2011 est particulier.

La Belgique et l’Europe sont toutes deux à des moments charnières.
Après plus de 400 jours depuis les élections législatives, avec un Gouvernement en affaires courantes qui a pris ses responsabilités et les a d’ailleurs vues étendues à la demande du Roi, notamment pour établir le budget 2011, le bien-être des citoyens belges impose à présent d’entreprendre des réformes structurelles. La rentrée d’octobre devrait permettre de présenter le budget 2012 et d’avancer sur des réformes importantes comme celles du chômage ainsi que de notre système de retraites. L’initiative est aujourd’hui dans les mains du formateur mais sinon il faudra renforcer la capacité du Gouvernement actuel. Parallèlement, il s’agit de mener à bien une sixième réforme de l’Etat.
Les Européens doivent pour leur part se mettre d’accord sur les modalités de financement du programme de soutien à la Grèce. Ce plan doit être supportable politiquement, économiquement et socialement pour ce pays, dont la population est confrontée à un plan d’austérité d’importance. Face à la pression des marchés, la question de la dette grecque, et la solidarité européenne qui en découle, n’est pas une question isolée. La résoudre, c’est recréer de la confiance et prévenir un effet de contagion dans d’autres pays.
Si nous devons dans l’immédiat gérer ces situations, toutes deux nous interpellent au même moment sur une vision du fédéralisme. Comment organiser un fonctionnement optimal entre entités ? Comment organiser autonomie et solidarité ?
La Belgique de demain doit pouvoir s’appuyer sur un socle fort de ce qui constitue notre « vivre ensemble » et sur une responsabilisation accrue des entités fédérées. La citoyenneté belge repose aussi sur le respect des droits individuels de tous les Belges. L’Europe de demain devra disposer d’une véritable gouvernance économique et, après avoir réalisé une intégration monétaire, réaliser une intégration budgétaire afin d’avoir plus de capacité propre et d’agir plus directement.
Les crises politiques ont toujours permis, presque paradoxalement, d’engranger de grandes avancées.
Le Roi, dans son discours, après avoir fait part de son inquiétude ainsi que de la nécessité d’apporter une solution durable, a rappelé l’image de la Belgique au plan international et la référence que constitue, de par sa diversité culturelle, le « modèle belge » en Europe.
En ce 21 juillet, je souhaite que ce modèle prenne à nouveau tout son sens et qu’il se déploie, sous une forme résolument tournée vers l’avenir et vers les citoyens, au coeur d’une Europe forte et volontariste.