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Renforcement des sanctions contre Damas : montrer notre solidarité avec le peuple syrien

Face à la poursuite de la répression en Syrie, nous avons, lors du Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne de ce lundi, adopté de nouvelles sanctions contre le régime de Damas.
Ce douzième train de mesures restrictives vise les voies de financement du pays, touchant notamment la banque centrale syrienne et le transport aérien de fret.
L’enjeu est ici de montrer notre solidarité au peuple syrien, dont les aspirations à la liberté et à la démocratie font l’objet d’une terrible violence dans certaines villes.
En 11 mois, cette violence a causé la mort de 7.600 personnes.
Nous assistons à de véritables crimes contre l’humanité, franchissant les frontières de la barbarie : des détenus, dont des enfants, sont soumis à des violences sexuelles. Nous sommes dans l’innommable.
Comme nous en avons discuté lors de la « Conférence des amis du peuple syrien » ce vendredi à Tunis, qui a rassemblé une soixantaine de pays arabes et occidentaux, l’enjeu est aussi de pouvoir concrètement faire parvenir de l’aide humanitaire en toute sécurité sur le terrain. Un débat va avoir lieu sur les moyens de cet acheminement.
Il faut par ailleurs agir en faveur d’une transition politique : le Conseil national Syrien est un interlocuteur valable, mais il n’est pas le seul. L’opposition, unie, doit s’engager sur un programme de démocratisation.
L’ONU et la Ligue arabe ont désigné, ensemble, l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan comme leur émissaire pour la Syrie. Il faudra qu’il revienne vite devant le Conseil de Sécurité avec une proposition qui, cette fois, ne fera pas l’objet d’un veto, comme ceux, récents, de la Russie et de la Chine.