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Premier "Prix du patrimoine belge à l’étranger"

Je félicite les lauréats du Prix du patrimoine belge à l’étranger, une nouvelle initiative du SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement et de la Fondation Roi Baudouin.

Au fil des siècles, les Belges ont laissé des traces patrimoniales à travers le monde : ponts, édifices, infrastructures urbaines, vitraux, fresques ou réserves. Souvent le nom de ce patrimoine se réfère à notre pays et apporte de la visibilité à la Belgique. Sa conservation est généralement assurée par les autorités locales. Le Prix pour le patrimoine belge à l’étranger a le but de mettre ce patrimoine riche et souvent négligé au premier plan. Le prix couronne non seulement les initiatives les plus remarquables de conservation au niveau local, mais donne aussi, indirectement et à moyen terme une impulsion à l’amélioration de la conservation.

Un jury d’experts a retenu trois lauréats parmi les dossiers envoyés par nos ambassades à travers le monde :

Le complexe historique de Österbybruk (Suède) : l’endroit choisi est un “Vallonbruk”, un complexe socio-économique de bâtiments établis autour d’une forge. Österbybruk est l’un des plus beaux exemples subsistants de la présence et de l’apport des immigrés wallons («valloner») en Suède au 17e siècle. Plus de 1.200 familles ont émigré à l’époque en Suède, où le savoir-faire de nos maîtres forgerons était très recherché. Ils ont contribué à lancer l’industrie métallurgique et sidérurgique suédoise et on estime le nombre de leurs descendants aujourd’hui entre 500.000 et 1 million de personnes.

Le vitrail de l’église Sainte-Catherine d’Alexandrie à Bethlehem (Territoires palestiniens): le vitrail fût offert par la Belgique en 1926 et restauré en 2004 par des maîtres verriers de l’atelier gantois Mestdagh. Ce don belge est particulièrement représentatif des liens historiques et religieux entre la Belgique et la Terre sainte à travers les siècles et témoigne des remarquables talents de nos artistes-verriers. Le vitrail peut être admiré mondialement lors de la traditionnelle messe de minuit le 24 Décembre. Les innombrables touristes et visiteurs de l’église peuvent également l’observer.

La cathédrale du Sacré-Cœur à Lahore (Pakistan) : la cathédrale du Sacré-Cœur plonge ses racines dans la présence de capucins belges au Pakistan. Monseigneur Godefroid Pelckmans (évêque de Lahore, 1893-1904) chargea l’architecte anversois Dobbeleers de construire une cathédrale avec le soutien de la Belgique et en utilisant des matériaux de chez nous. La construction de la cathédrale s’acheva en 1907. En 2007, le centenaire de la cathédrale fût l’occasion de commémorations festives. Le gouvernement pakistanais avait émis, pour l’anniversaire, un timbre-poste représentant la cathédrale et le pape Benoît XVI envoya un télégramme de félicitations. Un an plus tard, en 2008, la cathédrale fût toutefois endommagée suite à un attentat à la bombe contre un bâtiment officiel dans le quartier. Ses vitraux, notamment, ont volé en éclat sous le souffle de l’explosion. Entretemps, ceux-ci furent restaurés en Belgique.

Le prix est décerné pour la première fois cette année. Aucune rémunération financière n’y est liée. Les lauréats sont les autorités locales ou les institutions privées responsables pour la protection du patrimoine concerné. Chaque lauréat fera également l’objet d’une attention particulière de la part de l’ambassade belge compétente. Les lauréats sont sélectionnés selon les critères suivants : taille et visibilité du patrimoine, l’intérêt historique, artistico-historique, économique et culturel du patrimoine, son importance pour les relations bilatérales et les possibilités pour le poste de mettre le prix en valeur en suscitant l’intérêt du public local.

>>> COMMUNIQUE DE PRESSE : Didier Reynders félicite les lauréats du premier Prix du patrimoine belge à l’étranger