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Pour Didier Reynders, il est impératif de hâter le retour à l’équilibre budgétaire

Les nouveaux gouvernements régionaux et communautaires en Belgique francophone évoquent un redressement de la situation budgétaire qui n’interviendrait qu’entre 2014 et 2016!
C’est perdre beaucoup trop de temps. Il faut arrêter de reporter sans cesse l’échéance retour à l’équilibre budgétaire.
«Il faut au contraire hâter le retour à l’équilibre budgétaire. Certains parlent de 2014, d’autres de 2016. Je pense que ce n’est pas raisonnable. D’autant qu’il convient de tenir compte de la charge budgétaire que représente le vieillissement de la population. Ce qui signifie qu’il faudra réaliser un certain nombre d’économies et probablement trouver de nouvelles recettes,» a déclaré jeudi Didier Reynders dans une interview au quotidien économique et financier l’Echo.
Où trouver ces nouvelles recettes, tout en continuant à mettre en œuvre des mesures de soutien à l’activité économique?
Pour le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, «On peut également cibler certains comportements de production et de consommation qui sont défavorables du point de vue du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Mais, en même temps je plaide pour la poursuite du maintien de l’activité économique, avec de baisses de charges en faveur des bas et moyens revenus, l’introduction de la TVA à 6 % dans l’Horeca, un renforcement des intérêts notionnels, voire même une baisse des taux nominaux d’imposition des sociétés.»
Et à propos d’intérêts notionnels, Didier Reynders a estimé que le feu vert donné par l’UE à la décision du gouvernement des Pays-Bas de créer une «interest box», soit l’équivalent des mesures qu’il a introduites chez nous pour encourager les investissements, constitue «la reconnaissance en tout cas de l’efficacité du système belge.»
«Les chiffres attestent d’ailleurs de la bonne tenue des investissements étrangers dans notre pays. Même les Régions se disent satisfaites du régime des intérêts notionnels. Dans ses brochures, l’AWEX ne manque jamais de mettre en avant les mérites des intérêts notionnels. Je constate par ailleurs que la plupart des pays, bien que nous soyons en période de crise, avancent dans la même direction. Ceci montre que nous avons bien fait de prendre les devants. Il va falloir poursuivre dans cette direction. Dès la rentrée, nous nous y attellerons,» a-r-il ajouté.
Aux Pays-Bas, c’est une majorité socialiste-sociale chrétienne qui a approuvé l’adoption de «l’interest box» !
«Lorsque j’ai pris mes fonctions, l’impôt des sociétés était à 40 %. Nous sommes ensuite passés à 34 % avant d’arriver aujourd’hui, grâce aux intérêts notionnels, à un taux effectif moyen de 26-27 %. Ce qui reste malgré tout très élevé. Il faudra continuer à se battre, surtout dans le sud du pays, pour faire avancer les choses dans ce domaine,» a poursuivi Didier Reynders.