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Plus de collaboration pour plus de mobilité à Bruxelles

A l’occasion d’un “déjeuner de la mobilité” organisé par Interparking, j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur la mobilité en Région bruxelloise.

La mobilité à Bruxelles se caractérise d’abord, comme l’a concédé Charles Picqué à l’issue de son mandat, par un constat d’échec. Celui-ci a encore été relevé récemment non seulement par le monde entrepreneurial mais aussi par des journaux économiques.

Concrètement, il y va de l’état des tunnels, dont la situation fâche tant par le manque de rénovation structurelle que par la lenteur de la réponse y apportée; de l’élargissement du ring, qui crée un clivage entre la région francophone et la région flamande; du RER, qui aurait normalement déjà dû être fini il y a 4 ans… entre autres.

“L’immobilité” est devenue un écueil pour les Bruxellois, pour les navetteurs et pour les entreprises.

La mobilité à Bruxelles est multidimensionnelle, déterminée à la fois par les communes, la Région, le Fédéral. Il s’agit aujourd’hui de tenir compte de cette caractéristique, et des faiblesses qu’elle a pu engendrer, pour renforcer la collaboration entre niveaux de responsabilités. Il faut mieux travailler ensemble. Dans cette nécessité de concertation et de vision globale, la Communauté urbaine a un rôle à jouer pour permettre de rencontrer les défis posés par l’étalement urbain.

Pour le métro bruxellois par exemple, nous avons décidé avec Beliris, l’enveloppe fédérale pour Bruxelles dont j’ai la charge, en accord avec la Région bruxelloise, d’investir 500 millions d’euros sur 10 ans pour créer un nouveau métro allant de la gare du Nord jusqu’à Bordet. A plusieurs reprises, j’ai proposé l’aide du Fédéral pour restaurer les tunnels. Cela n’a pas été accepté par la Région mais c’est dans cette démarche de cohésion que je veux m’inscrire.

Autre exemple : les boulevards du Centre. Beliris, poursuivant un ancien dossier d’aménagement, intervient à hauteur de 20 millions d’euros afin de rénover, en collaboration avec la Région et la Ville de Bruxelles, le boulevard Anspach et les places De Brouckère, de la Bourse et Fontainas. Aujourd’hui, les commerçants commencent à être entendus concernant le piétonnier.

Je suis convaincu de cette possibilité d’avancer sur de grands dossiers par la concertation, de même que par le phasage des chantiers. Certes l’on ne peut pas adresser tous les défis de la mobilité simultanément mais l’on peut programmer et budgéter les ambitions, au profit des Bruxellois et de toutes celles et tous ceux qui se déplacent à Bruxelles.