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Les intérêts notionnels, élément-clé de l’attractivité de la Belgique

Avec près de 43 milliards d’euros investis en 2010, la Belgique est le 4ème pays bénéficiaire d’investissements étrangers directs dans le monde. C’est ce qu’indique le dernier rapport de la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Tandis que l’Europe a connu un recul important (-19%) de 2009 à 2010, notre pays passe, dans le même temps, de la 17ème à la 4ème place.
Il y a peu, Ernst & Young publiait pour sa part son huitième baromètre de l’attractivité belge et précisait aussi que, avec 159 projets d’investissements étrangers en 2010 dont 97 totalement neufs, la Belgique conservait sa bonne place sur la liste des pays européens d’investissement les plus attrayants en 2010.
Interrogé ce mercredi par l’agence Belga, le professeur en management international à l’Université d’Anvers, Daniël Van Den Bulcke, avance une nouvelle fois les intérêts notionnels comme facteur déterminant dans l’attractivité de la Belgique.
Il est important de souligner le rôle de cette mesure initiée par mes services alors même que l’économie mondiale est encore marquée par la crise financière de 2008. Le système de déduction fiscale pour capital à risque a en effet permis d’attirer chez nous des groupes étrangers qui, sinon, n’y seraient jamais venus. Il a aussi permis de consolider les fonds propres de nos entreprises. Tout cela a contribué, en termes de présence de capitaux et dès lors de recettes pour l’Etat, en termes d’emplois, à mieux traverser les difficultés du contexte économique global.
Favoriser ce résultat belge demande de la stabilité : les investisseurs ont avant tout besoin de sécurité juridique.
Dans une situation politique belge associant la continuité du Gouvernement en affaires courantes et le démarrage d’une négociation, c’est dans ce sens que je continuerai d’œuvrer.
Un autre impératif est la baisse des charges qui pèsent sur le travail, élément-clé de la stimulation de l’emploi.