Affaires étrangères

Le Conseil de sécurité se montre uni dans la lutte contre les violations des droits de l’enfant en Syrie

Le Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés, que la Belgique préside depuis le 1er janvier, a adopté aujourd’hui des conclusions sur la situation des enfants dans le conflit armé en Syrie. Cela faisait longtemps que le Conseil de sécurité des Nations Unies n’avait pas envoyé un message aussi fort sur la situation en Syrie, et plus particulièrement sur les violations des droits de l’enfant dans ce pays. Le Conseil de sécurité rappelle à l’ordre les responsables de ces violations. Notre pays a mené les négociations concernant les recommandations qui doivent permettre d’éviter de telles violations.

Dans les mois à venir, la Belgique conduira les négociations au sein du Conseil de sécurité sur la manière d’appréhender les violations des droits de l’enfant au Myanmar, au Yémen, en Afghanistan, en Irak et en République centrafricaine.

La lutte contre l’impunité est depuis longtemps une des priorités de la politique étrangère belge. La présidence belge du Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés s’inscrit dans le cadre de cet engagement. La Belgique endosse un rôle de pionnier dans la lutte contre les violations des droits de l’enfant dans les conflits armés, aussi en dehors du Conseil de sécurité, et s’est ainsi engagée sur plusieurs fronts.

Ces dernières années, j’ ai organisé plusieurs évènements concernant les enfants et les conflits armés à Bruxelles comme à New York. J’ ai aussi participé régulièrement à des débats sur ce thème. À côté de son engagement politique au sein des forums internationaux, la Belgique contribue également de manière opérationnelle sur le terrain. Notre pays apporte notamment une contribution financière au Mécanisme de surveillance et de rapportage de l’information des Nations Unies (Monitoring and Reporting Mechanism, MRM), qui permet le partage d’informations sur les violations des droits de l’enfant dans les conflits armés. Faire la lumière sur ces violations et démasquer leurs auteurs sont des étapes cruciales pour les éradiquer.

La Belgique soutient le rôle de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Madame Virginia Gamba. La collaboration étroite avec ses services contribue à maintenir une attention constante sur cette problématique et à protéger efficacement les enfants dans les conflits armés.

La Belgique est également membre d’un groupe de pays amis qui luttent contre les violations des droits de l’enfant dans les conflits armés. À Genève, c’est aussi notre pays qui préside ce groupe. La Belgique s’engage pour ces enfants également au sein de l’UE et de l’OTAN.

Plus de 20 ans après le rapport Machel sur l’impact des conflits armés sur les enfants, notre attention et notre action demeurent indispensables. Des dizaines de milliers d’enfants subissent quotidiennement l’impact négatif direct des conflits armés. Leur implication dans ces conflits n’est toutefois pas inévitable. Ils se retrouvent impliqués dans des guerres causées par des décisions prises, consciemment ou non, par des adultes. L’abus et l’exploitation des enfants dans les conflits armés doivent être combattus par une action et une pression politique constantes. C’est pourquoi la Belgique poursuit son engagement dans ce domaine.

>>> COMMUNIQUE DE PRESSE: Sous l’impulsion de la Belgique, le Conseil de sécurité se montre uni dans la lutte contre les violations des droits de l’enfant en Syrie