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La situation dans l’Est du Congo est une priorité

La situation dans l’Est de la République démocratique du Congo, avec une avancée des rebelles du M23, est très préoccupante.
Pour la Belgique, cette situation est une priorité et c’est pourquoi nous faisons en sorte de la garder à l’agenda européen et international. Il importe de remettre à chaque fois ce point à l’ordre du jour, comme je l’ai fait dans les dernières réunions européennes et avec mon collègue français Laurent Fabius à l’intention du Conseil de Sécurité.
Nous demandons l’arrêt des violences sur place et une condamnation très ferme des rebelles. Nous voulons faire passer le message qu’il n’y aura pas d’impunité dans le cadre de cette rébellion.
Il faut renforcer l’action des Nations-Unies. La MONUSCO représente la plus grande opération de l’ONU dans le monde. Avec 17.000 hommes, comment se fait-il que l’on ne puisse arrêter une rébellion ? Voué à la protection des populations civiles, le mandat de la MONUSCO n’est pas assez doté de missions offensives. Il faut renforcer ce mandat et permettre au moins une action contre les rebelles, peut-être même augmenter le nombre d’hommes car il y a une possibilité, dans le mandat actuel, d’ajouter 2.000 effectifs. Il faudra d’ailleurs regarder dans la région les pays prêts à contribuer de façon offensive.
Il faut condamner tout soutien extérieur. Si le Rwanda, comme il le dit, n’est pas partie au problème, il doit être partie à la solution et le démontrer sur le terrain. Le Conseil de Sécurité doit se prononcer, il dispose de rapports.
Il faut aussi que des efforts soient faits du côté congolais. On peut aider à la réforme de services de sécurité à condition qu’il y ait une vraie chaîne de commandement. Or on a sans arrêt intégré des rebelles dans l’armée congolaise. Quand on intègre des indisciplinés, on intègre l’indiscipline. Les rebelles actuels viennent de l’armée congolaise.