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Imaginons Bruxelles: la mobilité, ensemble, on en a parlé!

Nous étions plus de 200 à l’Autoworld pour notre première rencontre consacrée à la mobilité.

Départ de l’écoute des citoyens et de la réflexion pour un projet bruxellois en vue des échéances électorales de 2014, ce débat sera suivi d’ici à l’été des trois autres, le 15 avril, le 21 mai et le 17 juin. Y seront évoqués des thèmes spécifiques, comme, outre la mobilité, la sécurité, mais également des thèmes transversaux, comme l’esprit d’entreprendre ou la famille.
Ce débat s’inscrit aussi dans la dynamique de la nouvelle Présidence de la Régionale du MR. Depuis la mi-janvier, un Bureau rassemble tous les Bourgmestres ou futurs Bourgmestres, tous les Parlementaires libéraux de la capitale, pour aborder la marche politique du MR à Bruxelles.
« Pour imaginer Bruxelles », la mobilité, on en a donc parlé avec Alain Flausch, ancien Administrateur-Directeur général de la STIB.
Partant de son expérience, des contraintes et des défis de la mobilité à Bruxelles, c’est la question de la vision de la ville que nous voulons que notre orateur-expert a posée.

Selon lui, la demande de transport en commun augmente et continuera d’augmenter, notamment par rapport à la voiture particulière, qui était le mode le plus naturel pour nos parents.
« Bruxelles a changé : l’immigration est intervenue, avec un boom démographique ; l’activité économique s’est développée, avec les congrès ; et les comportements individuels ont bougé, avec une jeunesse qui  aime être connectée et tend à présent à délaisser la voiture pour le transport en commun. Bruxelles est aussi aujourd’hui une des villes les plus congestionnées », explique Alain Flausch. Qui poursuit : « En dehors de toute position idéologique, la gestion de la mobilité va devoir tenir compte des cette réalité et de ces évolutions ».
Autoroutes urbaines dans les années 1970… puis contestation des mouvements d’habitants concomitamment à la régionalisation… Dépassant les réactions parfois trop agressives vis-à-vis des navetteurs, il faut aussi, pour l’ancien patron de la STIB, trouver un équilibre répondant au besoin de qualité de vie, présent dans toutes les couches de la population bruxelloise.
Parmi les défis : offrir « un RER pour tout le monde » avant 2025, avec une meilleure utilisation de la ligne 26 pour les Bruxellois. Lancer l’étude de faisabilité pour l’extension du métro vers le sud. Améliorer les fréquences dans la deuxième couronne afin d’encourager le choix pour le transport public. Favoriser l’intermodalité. Adapter l’offre des transports en commun aux développements urbanistiques, économiques, pour un réseau plus « polycentrique »… L’ensemble sur la base d’un nouvel équilibre et d’une politique coordonnée concernant l’usage de l’espace public.

Vincent De Wolf, après la mobilité, a abordé l’immobilité en revenant sur la question du stationnement, au dernier jour de l’enquête publique sur le plan régional. Selon le chef de groupe, Bruxelles a besoin d’une réglementation du stationnement, mais le plan approuvé à l’initiative de la Ministre Grouwels doit être amendé sur plusieurs points touchant à la vie économique et au quotidien des Bruxellois. Il sous-tend notamment une diminution de 45.000 places de stationnement en voirie, sans compensation. Vincent De Wolf a remis à la Ministre une pétition qui a réuni 6.256 signatures.
La salle est longuement intervenue. La voiture a été mise en avant comme mode dont la flexibilité n’est pas encore compensée par le transport public et nécessaire à ce jour pour nombre de familles et de travailleurs. Les lenteurs dans la mise en place du métro à Bruxelles ont été rappelées. Les véhicules électriques, automobiles, scooters ou vélos, ont aussi été abordés. Les problèmes liés au chargement et déchargement des camions également. Tout comme les comportements individuels dans les transports en commun et sur la voie publique.
Une soirée riche, interactive… pour un débat d’avenir pour Bruxelles.

Notre diaporama de la soirée …