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Faire de Bruxelles un endroit de négociations et de rencontres au sommet



Mardi, le Président afghan Hamid Karzaï a longuement rencontré le Secrétaire d’Etat américain John Kerry à Val-Duchesse. Ce mercredi, c’est au Palais d’Egmont que j’ai reçu le chef de la diplomatie américaine ainsi que mon homologue canadien John Baird.


Bruxelles est la ville au monde qui abrite le plus de diplomates. Bruxelles accueille les principales institutions de l’Union européenne, l’Otan et même l’Organisation mondiale des douanes. Les Ministres et les chefs de Gouvernement des pays membres de ces institutions s’y retrouvent très régulièrement, c’est donc un lieu idéal pour y organiser des forums ou des colloques.

Nous appuyant sur ce potentiel, nous avons l’ambition de faire aussi de Bruxelles un endroit de négociations, de rencontres au sommet et pourquoi pas de traités de paix. Un accord de normalisation entre la Serbie et le Kosovo y a d’ailleurs été conclu la semaine dernière. Certes, cet accord a été porté par l’UE et l’Otan, mais les diplomates belges sont bien conscients de la nécessité de travailler main dans la main avec ces institutions majeures.

Nous avons adressé des offres de service à Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, et à Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire général de l’Otan. Nous pouvons leur proposer des lieux prestigieux en dehors des bâtiments de leurs institutions, pour des rencontres hautement médiatisées ou tout à fait discrètes. Ce sont des occasions idéales pour mettre en valeur le Palais d’Egmont et Val-Duchesse.

Cette mise à disposition revêt bien entendu un intérêt pour notre propre diplomatie belge. Quand nous avons appris que Hamid Karzaï venait à Bruxelles en marge de la réunion ministérielle organisée par l’Otan sur l’Afghanistan, nous lui avons proposé de loger à Val-Duchesse et d’y rencontrer John Kerry. Avant cette rencontre, j’ai eu l’occasion de m’y entretenir longuement avec M. Karzaï. C’est très différent des habituelles rencontres bilatérales de 15 minutes organisées à l’Otan ou à l’UE


Faire de Bruxelles un haut lieu des rencontres internationales serait évidemment tout bénéfice pour l’économie de la Région car cela signifie plus de visiteurs et de journalistes dans les hôtels, etc. Mais c’est surtout une façon pour notre pays d’être reconnu sur la carte du monde.

Faire visiter ces demeures historiques en devisant en français avec John Kerry, ce sont des moments particuliers, des occasions idéales pour nouer des contacts diplomatiques plus informels, plus personnels. Contacts qu’il faut bien sûr entretenir en se rendant à l’étranger, chez nos partenaires. C’est ainsi qu’on arrive à exister au niveau international.

Enfin, en ces temps de restrictions budgétaires, ce type de réunion est aussi une occasion pour faire vivre Val-Duchesse et le Palais d’Egmont. Ces deux lieux sont mis à la disposition d’organismes souhaitant que s’y déroulent des conférences, des colloques. Parfois gratuitement, parfois via une location avec des tarifs graduels. Et bien sûr avec une sélection stricte des événements.

(Avec Le Soir)