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Didier Reynders visite les extensions du Palais de Justice de Liège

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Les institutions judiciaires de Liège sont dispersées sur une quinzaine de sites dans la ville. Le Palais des Princes-Evêques, place Saint-Lambert, abrite plusieurs de ces juridictions. C’est au départ de ce monument, classé patrimoine majeur, qu’une composition architecturale a été étudiée en vue de former un ensemble urbain prestigieux, un centre judiciaire à Liège. La première pierre des extensions du palais de justice a été posée le 26 septembre 2005.

Didier Reynders, Eric Vanvlasselaer et Pierre Bister

Le coût de la réalisation est de quelque 100 millions d’euros.
Didier Reynders, en ses fonctions de responsable de la Régie des Bâtiments, a longuement visité celles-ci ce mardi en compagnie de Pierre Bister, Ingénieur-directeur des services liégeois de la Régie, et de l’architecte Eric Vanvlasselaer, qui lui ont fait visiter les lieux.
La réalisation des Extensions est un élément essentiel dans la finalisation de la place Saint-Lambert et de son schéma directeur. Il permettra de recréer les liens entre la place et les différents quartiers avoisinants, liens qui avaient disparus au fil du temps.
Le but du projet est de regrouper les différents services judiciaires en un lieu unique, en fait deux complexes voisins que sont les annexes nord et sud.

Didier Reynders et Pierre Bister conseiller général de la Régie des Bâtiments

Il était indispensable de:

  • Maintenir la Justice au centre de la ville
  • Centraliser les services de la Justice
  • Améliorer les conditions de travail
  • Faciliter l’accès à la Justice
  • Reconstruire le tissu urbain
  • Revaloriser les quartiers avoisinants
  • Créer de nouveaux cheminements

L’architecture, quoique tout à fait actuelle, est conçue pour être un ensemble urbain formant un tout composé de nombreux volumes exprimant chaque juridiction avec son caractère propre. Les 40 000 m² seront distribués entre quatre pôles principaux dont les proportions sont bien adaptées les unes aux autres.
Ainsi, les Extensions du Palais ont été conçues en plusieurs bâtiments distincts afin d’éviter l’effet de masse et de permettre une certaine perméabilité créant, de ce fait, de multiples perspectives en adéquation avec la sinuosité des rues des quartiers anciens. Elles se démarquent clairement de la rigoureuse géométrie classique et néo-gothique du Palais des Princes-Evêques.
L’architecture des bâtiments est sobre et l’ensemble garde une unité par la forme des toitures et du traitement de façades (pierres bleues, pierres de France, zinc) et de leurs percements (baies régulières en symbiose avec celles du Palais). Les larges façades exposées au sud formeront, comme le Palais des Princes-Evêques, un apport de lumière remarquable.
De manière générale, la conception de l’ensemble est simple et classique, et se rapproche, notamment dans les matériaux employés, des architectures traditionnelles du centre ancien. Toutefois, les bâtiments de la Justice, s’affirmant en tant qu’architecture contemporaine, se veulent un point fort du paysage urbain de jour comme de nuit. C’est pour cette raison qu’à titre de charge d’urbanisme, une illumination des bâtiments sera réalisée afin de mettre en valeur et de sécuriser les nouveaux espaces créés et les voiries publiques. Cette illumination doit produire une « valeur artistique ajoutée » à la cité en façonnant une image contemporaine plus accueillante tout en affirmant son identité.
La construction à réaliser en hors-sol totalisera pour tous les bâtiments une superficie brute extra-muros de 39 735 m2. Une liaison sera prévue, en sous-sol, entre les nouveaux bâtiments à construire et l’ancien Palais des Princes-Evêques afin d’assurer le transfert sécurisé des détenus, la circulation des magistrats et des agents de la Justice, les multiples liaisons de techniques spéciales.
Les sous-sols existants sont et seront adaptés. Ils comprendront des surfaces d’archives et un parking sur 3 niveaux, en liaison avec un parking public et un parking privé.

Didier Reynders

Pour les Liégeois, la place Saint-Lambert est le centre névralgique de la “cité ardente”. Historiquement, cette place est le siège des plus hautes autorités publiques de la ville et de la région. La Justice y est rendue depuis l’époque Notger (10e siècle).

Panorama de la Place St Lambert