Affaires étrangères

Déjeuner-Conférence au Cercle de Wallonie

J’ai eu le plaisir ce mardi d’être l’orateur invité d’un déjeuner-conférence organisé par le Cercle de Wallonie de Mons et de m’y exprimer sur les grands enjeux de politiques belge et internationale.

En Belgique comme chez nos voisins européens, le débat s’articule autour de grandes tendances qui poussent les gens à manifester dans nos rues : le pouvoir d’achat et le climat.

Nombre sont ceux qui réclament une hausse du pouvoir d’achat et refusent de vivre dans la précarité. Les bas salaires sont en effet très bas et vivre décemment tous les jours de son travail n’est parfois pas réalisable. Une redistribution sociale forte pour les personnes sans emploi est donc essentielle, tout en préconisant des salaires qui dépassent les seuils de pauvreté pour les travailleurs. Il convient de poursuivre le travail déjà entamé par le Gouvernement et de travailler sans relâche pour la création d’emplois et le développement de l’activité économique. Encourager la prise d’initiatives, la diminution des charges et notamment leur suppression pour l’engagement d’un premier travailleur, augmenter le nombre de centres de formations pour les métiers en pénurie, maintenir le Tax-Shift dont l’objectif est de diminuer l’impôt sur le travail, sont autant de  mesures qui permettront d’augmenter le pouvoir d’achat et, dans le même temps, de réduire un taux de chômage qui reste élevé, surtout à Bruxelles.

Les enjeux climatiques sont l’objet de nombreuses interrogations au sein de la population. Il faut tenter de concilier pouvoir d’achat et lutte contre le changement climatique. En effet, les personnes disposant de bas salaires ne seront pas en mesure de payer la facture d’une transition énergétique. C’est pourquoi, tout en continuant un travail d’augmentation du pouvoir d’achat, des alternatives réalistes doivent pouvoir être proposées aux citoyens, afin de lutter contre le dérèglement climatique. En matière de tri des déchets, la Belgique fait office de bon élève. Il est important de rappeler les actions déjà entreprises par les citoyens, c’est un progrès qui va déjà vers l’économie circulaire. Le gouvernement fédéral souhaite accompagner la création d’une ligne de métro vers le Nord pour désengorger le trafic routier en surface. Les entreprises doivent, elles aussi,  investir davantage dans la transition énergétique.

Sur la scène internationale, la Belgique se trouve au centre de nombreux enjeux. Tout d’abord, le Brexit. Un « no-deal », en plus d’être un échec de la construction européenne, représente un risque certain pour les entreprises et les emplois en Belgique. Ensuite, les valeurs communes partagées au sein de l’Union européenne restent une priorité mais ne sont malheureusement pas toujours respectées. Depuis trois ans, je plaide pour la mise en place d’un mécanisme de contrôle des Droits de l’homme (Etat de droit, démocratie, droits individuels) au sein de chaque Etat membre.

Lors de ce déjeuner, je suis revenu sur d’autres enjeux de politique européenne, tel que le droit d’asile qui n’est toujours pas réformé et ne permet ni prise de responsabilité ni solidarité équitable entre les Etats membres. Sur le plan économique et social, il faut travailler sur un ensemble de mesures pour décourager le dumping social et surtout faire appliquer des normes comparables. En matière de défense, la Belgique continuera à plaider en faveur d’un pilier européen fort au sein de l’OTAN.

Enfin, j’ai souhaité conclure ce volet international en revenant sur l’importance du multilatéralisme.  C’est en siégeant au sein de grandes organisations internationales que nous pourrons mettre en place un certain nombre de règles et prendre à bras-le-corps les nombreux enjeux évoqués. Des gouvernances unilatérales ne feront qu’exacerber les tensions  au sein de l’Union européenne et la décrédibilisera vis-à-vis de ses partenaires internationaux.

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