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Conférence à Boitsfort : regards sur l'actualité nationale et internationale

J’ai pris la parole ce mardi 24 janvier à l’invitation des sections de Watermael-Boitsfort et d’Auderghem afin d’aborder l’actualité nationale et internationale.

La politique que nous menons au Gouvernement fédéral a d’emblée été marquée du sceau des réformes socioéconomiques, ce qui a permis d’exclure le communautaire.

Nous avons voulu créer de l’emploi et le Bureau du Plan vient d’annoncer la création de 100.000 emplois au cours des deux dernières années. La mesure principale est la réduction des charges, avec la suppression totale de cotisations patronales pour le premier travailleur engagé.

Nous avons voulu une série de réformes. Celle du marché du travail, pour le rendre plus flexible et permettre de mieux combiner la vie personnelle et la vie professionnelle. Nous avons favorisé l’e-commerce en aménageant le travail de nuit. Nous menons la réforme des retraites, avec un allongement de la carrière eu égard à l’espérance de vie actuelle.

En termes de santé, des économies sont possibles vu les coûts : on peut réformer les hôpitaux, certains coûts de médicaments notamment.

Ce Gouvernement marquera sa différence par ces réformes socioéconomiques et, si nous réussissons par celles-ci à éviter le débat communautaire, nous aurons beaucoup progressé et véritablement stabilisé le pays.

La politique sous l’angle international a été traversée ces derniers mois par le terrorisme, le Brexit, la tentative de coup d’Etat en Turquie, l’élection de Donald Trump… Des changements profonds de la configuration du monde. L’Europe consacre une énergie importante à la question de la sortie de la Grande-Bretagne alors que d’autres priorités sont très fortes.

La Belgique doit poursuivre sur la même ligne. L’Union européenne, marquée aussi par la crise migratoire, les replis nationalistes, des élections en France, en Allemagne, doit connaître un nouveau souffle.

Il faut apporter des réponses concrètes, avec des investissements dans les infrastructures (plan Juncker), un approfondissement de l’union économique et monétaire, des avancées dans la lutte contre le dumping social et le shopping fiscal, la mise en place d’un contrôle des frontières et d’une politique européenne d’asile, le développement d’un vrai pilier européen au sein de l’OTAN… Sans capacité militaire, l’Europe ne peut être réellement entendue au plan international.

En ce qui concerne le lien transatlantique, nous attendrons de voir ce que fera la nouvelle administration américaine mais nous devrons travailler avec les Etats-Unis. Nous avons par ailleurs certaines approches communes, notamment en matière d’investissements, même si nous serons manifestement en rupture sur des questions de société. Mais l’Europe ne doit pas attendre les Etats-Unis pour gérer sa situation en tant que telle…

La Belgique reste enfin attentive à la situation en Afrique centrale. J’espère que l’accord de la Saint-Sylvestre au Congo puisse effectivement aboutir à des élections présidentielles cette année.

La Belgique doit intervenir là où elle a une plus-value, et c’est ce qu’elle va faire en tentant de siéger une nouvelle fois au Conseil de sécurité des Nations-Unies de l’ONU en 2019-2020, les élections étant prévues en juin 2018.