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Budget 2013 : favoriser l’emploi et préserver le pouvoir d’achat

Afin de favoriser l’emploi, à un moment où les annonces de licenciements s’accumulent, le Gouvernement a veillé à réduire l’écart de compétitivité avec les pays voisins. Cela passe entre autres par le coût salarial et c’est pourquoi il a été décidé de maintenir l’indexation des salaires mais de limiter leur évolution au-delà des 2%.
Que vaut-il mieux en effet, aujourd’hui dans notre société ? Modérer l’évolution des salaires mais préserver l’emploi ou bien augmenter les salaires mais avec un emploi détruit ?
Le Gouvernement a également eu pour priorité de préserver le pouvoir d’achat des citoyens : les salaires seront donc maintenus et indexés mais, en outre, il n’y aura pas de cotisation spéciale de crise, pas d’augmentation de la TVA ni de l’IPP, pas de fiscalité sur le compte de l’épargnant moyen.
Au-delà de la modération salariale, une autre mesure importante aura un impact sur la relance : la baisse sensible des charges sur les trois premiers emplois dans les petites et moyennes entreprises.
Les économies que doit réaliser notre pays ne se feront évidemment pas de manière indolore. Il y a notamment une augmentation des accises sur le tabac et l’alcool. Peut-être est-il possible de modérer une consommation de ce point de vue.
Mais une grande partie de ces économies s’opérera ailleurs. Quand on maintient le cap de nos engagements européens, comme nous le faisons avec un déficit limité à 2,15% du PIB, la plus grosse économie consiste dans la baisse des charges d’intérêts à payer sur notre dette. L’on poursuit aussi la réduction du train de vie de l’Etat. Les banques continuent à contribuer en remboursant davantage que notre intervention pour les aider. Une autre rentrée notable est celle des capitaux rapatriés : il est préférable de prélever sur cet argent revenu de l’étranger plutôt que sur les épargnants ou travailleurs dans notre pays.