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Région bruxelloise : on peut trouver des convergences sur la mobilité, l'image de Bruxelles & le lien entre formation et emploi

Des contacts sont à prendre avec l’ensemble des formations politiques démocratiques afin de voir si, sur certains sujets, on peut trouver des points de convergence et ne pas s’exclure les uns des autres. En Région bruxelloise, les sujets sont moins idéologiques, par comparaison avec le niveau fédéral, où les thèmes traités engendrent sans doute plus de tension.

En effet, les enjeux majeurs sont : la mobilité, l’image de Bruxelles en Belgique et sur la scène internationale, le lien entre la formation et l’emploi. Sur ces sujets, il n’y a pas de rejet des partis démocratiques à condition que l’on choisisse les bonnes options.

En matière de mobilité, on sait que l’on ne peut pas définir un plan de mobilité dans et autour de Bruxelles sans le faire avec les différents niveaux de pouvoir. On pourrait réunir ces différents niveaux de pouvoir au sein d’une communauté métropolitaine.

Comment faire travailler ensemble la Stib, De Lijn et les TEC? Comment, avec la SNCB, mieux utiliser les gares intra-bruxelloises d’un RER? Comment tenir compte de l’impact des décisions d’une Région sur une autre Région, comme à travers la gestion du ring? Et puis comment rendre compatibles le développement de l’aéroport de Zaventem et la vie des Bruxellois et des riverains au-delà de Bruxelles? Comment gérer l’ensemble des modes de transport autour de ce pôle important? Sur toutes ces questions, la Région peut davantage se faire entendre.

En ce qui concerne le métro, après 10 ans sans investissements, nous avons relancé la démarche avec l’actuelle majorité bruxelloise. En plus du début des travaux d’extension vers le Nord, j’ai voulu, avec le fonds Beliris, lancer les études pour l’extension vers le Sud. Cette étude sera ouverte et pourra envisager un aménagement sous-terrain comme de véritables sites propres en surface. Ce que je souhaite, c’est que l’on dispose d’une capacité de transport public performante, qui offre une réelle alternative à la voiture.

La mobilité régionale doit aussi intégrer la nécessaire concertation avec l’ensemble des acteurs. Je suis parfois un peu surpris de voir comment on réduit l’espace des voitures, on élargit l’espace des vélos mais sans consulter les communes. On ne peut pas vouloir supprimer l’accès des voitures dans Bruxelles si on ne propose pas une offre de transport public de qualité.

>>> Interview sur BX1, 18/11/16