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Belges en Syrie: comment agir si les Affaires étrangères ne disposent pas des identités?


Je suis heureux que l’on relance le débat humanitaire à l’égard de la Syrie dans notre pays : comment aider cette population qui souffre en Syrie, dans les pays voisins, et qui nous rejoint probablement progressivement en Europe ?

Le conflit syrien, ouvert en mars 2011, a fait plus de 70 000 morts selon l’ONU.

La Belgique a déjà débloqué 9 millions d’euros pour l’accueil des réfugiés dans certains pays avoisinants.

Notre pays continue de soutenir la mise en place de couloirs humanitaires, ou à tout le moins l’accès pour les blessés et les médecins aux hôpitaux en Syrie.

Nous plaidons aussi à l’échelon européen pour un assouplissement des règles d’entrée dans l’Union pour certains groupes comme les femmes avec enfants ou les blessés.

Malgré des efforts répétés, une solution politique reste difficile à envisager à court terme eu égard au veto russe au Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Au Comité ministériel restreint de ce vendredi, je suis également revenu sur la problématique des Belges partant pour la Syrie. A cette heure, le Département des Affaires étrangères est toujours sans informations de la Justice et de l’Intérieur quant à l’identité de ces personnes, ce qui nuit à l’efficacité de son suivi à l’étranger. Comment veut-on agir, par exemple en Turquie, si l’on ne dispose pas de ces informations ? Les Affaires étrangères travaillent actuellement en contact direct avec les familles.

Nous devons aussi nous préoccuper du retour des personnes parties pour se radicaliser : il y a un vrai risque terroriste de voir revenir en Belgique des personnes ayant suivi des entraînements ou combattu aux côtés de djihadistes. A l’échelle de l’Union européenne et de l’OTAN, des échanges d’informations permettront de les suivre à la trace et de protéger nos sociétés.

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