« Nous avons le talent à domicile, mais nous manquons d'argent pour financer nos films, » a constaté Didier Reynders.
Partant de ce constat ,le système du Tax Shelter, lancé en 2003 à l’initiative de Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances accorde des avantages fiscaux aux entreprises qui investissement dans les productions cinématographiques et audiovisuelles belges. Les sociétés qui investissent dans une production audiovisuelle peuvent déduire de leurs bénéfices 150 pc du montant versé, pour autant que 80 % des montants investis soit dépensé sur le territoire belge, ce qui permet de soutenir la production cinématographique, développer et structurer le secteur et générer des rentrées pour l'Etat
Celui a permis d'investir plus de 160 millions € * dans la production audiovisuelle belge
* Chiffres donnés par les associations de producteurs de films francophone et néerlandophones pour la période 2004-2008.
Le système existant est fiscalement neutre.
« Ce que le gouvernement perd en recettes d'un côté, il le récupère de part l'activité économique générée,et par la création d'emplois, entre autres, » a indiqué Didier Reynders.
Le Ministre des Finances, envisage d’augmenter le plafond d'investissement, actuellement de 750.000 euros, à 1,5 millions d’euros. Une proposition de loi, proposant notamment cette modification, a été introduite à la Chambre par le groupe MR
Didier Reynders a aussi évoqué a possibilité d'élargir le principe du tax shelter aux personnes privées et aux arts de la scène.
La proposition de loi susmentionnée contient également des propositions sur ce dernier point.
Ces propositions feront l'objet d'un débat au parlement.
Le grand argentier belge a aussi émis un sérieux avertissement : les incitants fiscaux impliquent inévitablement un risque de fraude. Des personnes ou sociétés peu scrupuleuses sont apparues comme intermédiaires en faisant miroiter à leurs clients potentiels des avantages qui n’existent pas dans la loi, en prélevant jusqu’à 30 % de commissions.
« Il n'y a pas d'obligation à passer par un intermédiaire, s'il y a des abus, on sévira, » a dit Didier Reynders.