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nov 26, 2018

Beliris: Note de politique générale 2019

Le budget 2019 de Beliris met en œuvre l’avenant 13 qui a été négocié longuement et conclu le 20 juillet 2018 au sein du Comité de coopération. Il est publié au Moniteur du 17 octobre.

Cet avenant porte sur les années 2018 et 2019 et prévoit  la répartition de presque 666 millions d’euros entre différents projets, à mettre en œuvre ou à terminer.

Outre l’alimentation prévue dans la loi de 125 millions par an, il y a des moyens reportés de 415 millions.

Comme les années précédentes, en crédit d’engagement, cela se traduit par 140 millions et 125 millions en crédits de liquidation inscrits au budget de l’Etat.

Un tableau a été distribué qui montre l’état d’avancement de chaque projet en réponse à la demande formulée par les membres  de cette commission l’année passée.

L’avenant 13 réparti les moyens selon 6 axes dont le premier est la mobilité.

Le budget principal est bien entendu celui du métro.

Ce vendredi, j’ai soumis au Conseil des Ministres la prolongation de la convention de financement du projet pour les années 2018 et 2019 et, pour ce qui concerne la partie Gare du Nord du projet, le protocole qui détaille le partage de responsabilités entre  Beliris et la STIB et qui confie la maîtrise d’ouvrage déléguée  pour le marché de travaux à Beliris.

Ce marché estimé à 35 millions vise à construire un ouvrage souterrain à la Gare du Nord, destiné à assurer la jonction entre d’une part l’actuel réseau STIB, dont la ligne de tram 3 sera à terme, transformée en métro entre Albert et Gare du Nord, et d’autre part, l’extension du réseau vers Haren, où le dépôt de la nouvelle ligne sera construit.

En effet, l’ouvrage de jonction – qui se situera sous les quais et les voies de chemin de fer – sera directement connecté à la station STIB Gare du Nord existante et ce tunnel sera réalisé via une technique différente du reste de l’extension du réseau, qui, elle, fera appel à un tunnelier. Dans une situation provisoire, le passage sous le gril servira d’arrière gare pour la circulation des métros sur le tronçon Albert-Nord (qui sera mis en service en principe avant la fin de la construction de l’extension du réseau vers Haren). En phase définitive, il permettra d’assurer la circulation des métros à destination de Bordet.

La partie du futur réseau entre la Gare du Nord et Bordet, qui fait appel au tunnelier, fait l’objet d’une demande de permis séparée en raison principalement d’un planning d’exécution différencié du reste du projet.

Nous sommes dans la phase ‘études de projet et dossiers de mise en adjudication des travaux’.

De manière générale, la progression du projet est ralentie depuis l’approbation de l’avant-projet en juillet 2016. Sur le chemin critique, se trouvent l’octroi de permis d’urbanisme et de permis d’environnement dont les demandes ont été introduites en août 2017.

Si la demande de permis d’urbanisme relative au passage sous la Gare du Nord est en cours d’instruction et poursuit son chemin vers une délivrance attendue en avril 2019, il n’en est pas de même pour la demande de permis relative à la réalisation du tunnel, des 7 stations et du dépôt.

En effet, après l’introduction de la demande de permis, suite à la demande de  classement du Square Riga par la commune de Schaerbeek, le projet a dû être intégralement réétudié : le gouvernement régional ayant approuvé en juillet 2018 un arrêté rejetant la demande de classement mais imposant au projet un certain nombre de conditions très strictes, une nouvelle étude intégrale de la station Riga s’est avérée nécessaire. Ce n’est qu’en décembre de cette année que les plans amendés pourront être déposés et que l’instruction de la nouvelle demande de permis pourra prendre place.

Il est évident que, si on souhaite que ce projet aboutisse, il est essentiel que l’ensemble des pouvoirs publics et les administrations régionales regardent dans la même direction et affectent des moyens humains et budgétaires suffisants à la mise en œuvre de ce projet, essentiel pour le développement de la Région.

Sur le plan budgétaire, l’avenant n°13 confirme les engagements pris antérieurement de consacrer annuellement 50 millions d’euros au projet de métro : la STIB reçoit en fonction des factures disponibles un financement anticipé permettant à cette dernière de financer ultérieurement les travaux du métro nord. C’est un montant de près de 90 millions d’euros qui a déjà été versé à la STIB dans le cadre du financement anticipé en 2016 et 2017. Pour 2018, le Conseil des Ministres a dû prolonger vendredi, la convention pour les années 2018 et 2019 en ce qui concerne cet aspect de financement anticipé.

Par ailleurs, et cela s’ajoute aux moyens dont je viens de parler, 20 millions pour les études du projet de métro nord auront été pris en charge par Beliris entre 2010 et 2018.

Pour la suite, la charge du projet est, selon le calendrier provisoire de liquidation, en phase d’accélération : 14 millions en 2019, 40 millions en 2020, 80 millions en 2021, 145 millions en 2022, etc, pour autant que les permis soient délivrés dans les délais et que les procédures d’attribution de marché se déroulent sans soucis majeurs.

Toujours pour ce qui concerne la mobilité, les travaux de voiries Porte de Ninove sont terminés et, au printemps, ce sera au tour du parc. Et ça ne se limite pas à cette portion. Il y a un investissement important de Beliris autour du canal, qui se marque dans les projets de l’avenant 13 :

-           deux passerelles cyclo-piétonnes Porte de Ninove et à Comte de Flandre,

-           les travaux de la passerelle Picard qui ont commencé,

-           les études de réaménagement du quartier Biestebroeck à Anderlecht, pour lequel Beliris est chargé en particulier de ce qui est de la reconfiguration de voiries et la création d’espaces verts.

-           Aan de Becokaai tot slot zal een park van bijna drie hectare worden aangelegd, met goede wandel- en fietsverbindingen. Dit wordt een belangrijk stuk in het parken-netwerk van het gewest. De buurtbewoners hebben het park mee vorm kunnen geven. En na de vergunning zullen binnenkort ook de aanbestedingen bekend worden gemaakt. In totaal gaat het om een bedrag van acht miljoen euro. De verbindingen worden nóg gemakkelijker dankzij de Picardbrug, die Beliris op dit moment aan het bouwen is rechtover Thurn & Taxis.

Tous ces projets ambitieux montrent qu’au-delà du fait que nous sommes conscients que le canal à Bruxelles représente aujourd’hui encore une fracture qu’il convient de résorber, nous agissons. Cela signifie relier les deux rives, donner de l’emploi aux jeunes qui y vivent, investir dans la qualité de vie.

Les pouvoirs publics doivent de manière complémentaire jouer leur rôle, en aménageant les espaces publics. Je remarque qu’après une trop longue période d’attente, la région semble mettre en œuvre un certain nombre d’efforts pour réaliser le renouveau urbain attendu.

Au centre-ville, le chantier du piétonnier avance selon les prévisions. Beliris a obtenu le permis modificatif pour permettre une circulation sur la place de Brouckère en venant de la rue Fossé-aux-Loups : cet aménagement permettra aux véhicules provenant de la rue Fossé-aux-loups de rejoindre de manière fluide le boulevard Adolphe Max.

Les travaux de la place seront finalisés au printemps 2019, pour autant que les travaux de Bruxelles-mobilité à la station De Brouckère soient achevés au préalable.  Depuis avril 2018, c’est le tronçon Gretry – Fossé-aux-Loups qui est terminé, et les travaux sont largement entamés du côté de Fontainas. Après les Plaisirs d’Hiver, ils débuteront devant la Bourse, pour une durée d’un an, de manière à relier les deux morceaux actuellement en travaux.

L’avenant 13 consacre des budgets importants au RER vélo : il s’agit de relier un ensemble de voies lentes entre elles, pour lesquelles les projets concrets existent et les études ont été menées, ou encore d’aménager de nouveaux itinéraires. 8,8 Millions sont d’ores-et-déjà prévus pour améliorer l’infrastructure au profit du nombre croissant de cyclistes en région bruxelloise.

Les projets d’aménagements des abords de gares RER bénéficient de 10 Millions d’euros et j’espère qu’un programme concret sera rapidement élaboré, l’étude de besoin ayant été finalisée il y a déjà trois ans.

Cet axe « mobilité » pèse 249 millions soit 37 % des programmes de l’avenant 13.

Le second axe est l’axe « culture et patrimoine » qui représente 18 % des moyens.

Beliris participera à différents marchés de rénovation de Bozar, précisément la salle M et le Studio, ainsi que l’immeuble Baron Horta.  Juste à côté de Bozar, une salle de répétition pour l’Orchestre National de Belgique devrait être entièrement réaménagée.

Au Théâtre royal de la Monnaie, après la construction – en cours – d’un tunnel entre les ateliers et le théâtre-même, Beliris procédera à l’indispensable rénovation des façades du prestigieux bâtiment du théâtre et à la construction d’une réserve costume.

La part la plus importante des moyens de cet axe patrimonial et culturel sera consacrée au soutien du Masterplan pour la rénovation des musées du Cinquantenaire et des Beaux-arts, en collaboration avec la Régie des Bâtiments. J’attends sous peu de mon collègue en charge de celle-ci la publication du marché d’étude à ce sujet. Les travaux de toitures du Cinquantenaire ont débuté et les travaux de rénovation de toitures du MRBA devraient être commandés en 2019 ou 2020. Beliris a réservé 70 millions pour ce soutien, dont 15 millions a été déjà engagé pour la rénovation des toitures.

Pour terminer sur l’aspect culturel, Beliris est en charge des études de la rénovation du Conservatoire de musique. Un bureau d’étude est chargé de réaliser une mission complète d’auteur de projet. Le programme des besoins a été approuvé par les conservatoires et le projet suit son cours. Comme déjà indiqué, la S.A. en charge des bâtiments devraient commander les travaux en 2023.

Un troisième axe entend apporter le soutien de Beliris au développement par la Région de Bruxelles-capitale de ses zones prioritaires et de ses espaces publics.

Il permettra de participer à la requalification de la zone du canal, du site autour de l’ancienne gare Josaphat, du nouveau quartier autour des bâtiments de la VRT et la RTBF à Reyers et de la Gare de l’Ouest. Le réaménagement de lieux emblématiques comme la Place royale est également prévu.

Les 4ème et 5èmes axes s’inscrivent dans la continuité des engagements pris dans les avenants antérieurs. Le 4ème axe concerne les espaces verts et a pour objet essentiellement la restauration de l’Abbaye de Forest et de ses jardins, d’une part, du parc du Cinquantenaire d’autre part.

Quant au 5ème axe, il comprend la finalisation des contrats de quartiers en cours, la rénovation de logements sociaux et la participation de Beliris aux contrats de rénovation urbaine lancés par la Région.

L’avenant 13 reprend le budget nécessaire pour terminer les contrats de quartiers entamés avant 2014. Depuis cette date, la Région a demandé à Beliris de se consacrer aux Contrat de rénovation urbaine. Il s’agit de projets pluri-communaux dans lesquels l’intervention de Beliris porte, ici encore, sur des projets de réaménagements de rues et d’espaces publics, mais de plus grandes ampleur.

En ce qui concerne les logements sociaux, le budget permet ici également de réaliser les engagements pris avant 2014.

Finalement, le 6ème et dernier axe comprend les investissements de Beliris dans des infrastructures diverses comme le pôle de compétence industriel, le pôle construction ou le Library & Innovation center sur le site des universités libres de Bruxelles.

Cet axe permet également de financer l’acquisition par la Région de terrains jugés essentiels à son développement – à l’image de ce qui s’est fait lorsque Beliris a financé l’achat par la Région du site de l’ancienne caserne de gendarmerie à Etterbeek, en bordure du boulevard Général Jacques.

Beliris réalisera une nouvelle bibliothèque, baptisée Library and Innovation Center, pour l’ULB et la VUB. Le projet est au stade de la demande de permis. Ce nouveau bâtiment d’une superficie de 9.000 m² regroupera sur un seul site l’ensemble des bibliothèques scientifiques et techniques des 2 universités et a pour ambition de devenir un centre de connaissances et d’échanges pour 14.000 étudiants et chercheurs.

La formation est en effet l’autre défi principal – avec la mobilité – de la Région bruxelloise. Celle-ci a toujours, et de très loin, le taux de chômage le plus important des trois régions. Un seul chiffre permet de saisir l’ampleur de ce défi : Il y a dans certains quartiers plus de 40 % de jeunes sans emploi.

Un pôle de formation aux métiers de la construction devrait voir le jour dans quelques années, avec le soutien de Beliris et en partenariat avec les autorités compétentes en matière d’emploi et de formation. Un budget de 15 millions est prévu pour réaffecter un site  et le transformer en un outil de formation aux métiers de la construction, métier qui sont en pénurie de main-d’œuvre, à Bruxelles et en Belgique.

Beliris, et j’ai plaisir à le souligner, a déjà permis la création de deux pôles de formation :

•          un pour les métiers électromécaniques à Anderlecht, qui sera inauguré dans les prochaines semaines. Ce projet, qui a permis de confirmer l’implantation de l’usine Audi à Forest pour produire un nouveau véhicule électrique, permettra d’accueillir 500 élèves par jour  et de les former à ces métiers porteurs d’emploi ;

•          et un pôle pour les technologies de l’information et de la communication (ICT), pôle qui est proche de l’ULB, dans le cadre d’un partenariat prometteur en termes de formation de pointe dans un secteur en perpétuel développement.

C’est ici que je vais conclure. Beliris, ce partenariat entre pouvoirs publics, permet de développer les équipements collectifs indispensables à l’investissement privé. Ce partenariat permet de créer de la valeur, de procurer des emplois, d’améliorer le cadre de vie au profit de tous.

Il permet encore à tout-un-chacun à se rendre à Bruxelles dans les meilleures conditions. Beliris, qui met des moyens et des métiers au service de la ville, est au cœur du système belge.


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