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sept 14, 2018

« Réanimons Bruxelles: les enjeux de demain »

A l’initiative de la section OpenMR de Woluwé-Saint-Pierre (WSP), je me suis exprimé ce mercredi soir aux côtés de Marguerite Mormal, Vice-Présidente de l’ASBL Aidants Proches et de Bernard de Burlin, expert en « Smart city », lors d’une Conférence qui suit le cycle de conférences « Réanimons Bruxelles » sur les enjeux de demain à WSP.

Dans la commune de Woluwé-Saint-Pierre comme ailleurs à Bruxelles, les citoyens sont tout d’abord confrontés à des problèmes de mobilité. La mobilité qui détermine l’accessibilité au travail ou aux écoles et permet l’implantation d’entreprises ou de commerces est déterminante pour le bon fonctionnement d’une commune. Cependant, avant de pénaliser la voiture souvent perçue comme principale responsable des problèmes à Bruxelles, il faut offrir de véritables  alternatives aux citoyens. Développer l’offre de transport en commun, proposer des solutions de véhicules partagés, mettre en place des parkings de persuasion, assurer des pistes cyclables continues et sécurisées, ce sont toutes des propositions qui permettront de créer des incitants à ce que les citoyens se séparent volontairement de leur voiture. Les problèmes de mobilité conjugués au nombre élevé de chantiers simultanés dans des mêmes quartiers à Bruxelles en ce compris à  WSP accentuent la congestion et rendent l’introduction d’alternatives plus qu’indispensable.

J’ai souhaité mettre l’accent sur la mobilité notamment comme composante de l’intégration. Cette intégration a une signification encore plus forte pour les personnes âgées. En effet, la Vice-Présidente de l’ASBL Aidants Proches a mis l’accent sur l’importance de contribuer à une meilleure accessibilité et mobilité dans l’espace public pour tous les seniors. Elle a mis en lumière l’exclusion des seniors et les projets qui sont mis en place pour y remédier. A WSP, l’Open MR a proposé de créer une plateforme communale d’entraide intergénérationnelle. Par ce biais, les personnes âgées pourront directement poser leurs questions ou demander des services qui pourront être réalisés par des jeunes (aide pour les courses) et inversement (aide aux devoirs). Ceci dans le but de créer une entraide et de lutter contre l’isolement et l’exclusion des seniors.

Pour concrétiser une telle plateforme au sein d’une commune ou régler certains problèmes de mobilité, Bernard de Burlin s’est prononcé sur l’introduction de la technologie dans les villes afin de les rendre plus intelligentes, c’est le concept de « Smart city ». Des exemples comme ceux des éclairages intelligents ont pour but d’effectuer des économies d’énergie; les poubelles intelligentes permettent de garantir la propreté. En Europe, certaines villes ont déjà franchi le cap de la technologie. A Barcelone, des services urbains connectés se concentrent sur la sante. En effet, un réseau de capteurs fournissent des informations en temps réel sur les flux (automobile ou autres) et sur les diverses pollutions. Copenhague fait pareil mais via des bicyclettes qui captent les données environnementales (trafic, bruit). Toutes ces données permettent entre autres de créer une circulation plus fluide, d’informer les citoyens des niveaux de pollution et les incitent à changer leurs habitudes ou leurs modes de transport par exemple.

La technologie dans une commune, notamment au service de la durabilité, de la mobilité ou de la proximité participe au bien-être des habitants et a un avenir qui s’annonce déjà très prometteur.


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