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mai 16, 2018

« Réanimons Bruxelles: les villes de demain »

Lundi soir s’est tenu la troisième conférence du cycle « Réanimons Bruxelles » qui a été consacrée à la thématique des « Smart cities » et organisée à l’initiative des sections MR d’Auderghem et Watermael-Boitsfort. A cette occasion, nous avons pu compter sur la présence de deux intervenants de qualité : Monsieur Patrick Child, Directeur-Général adjoint de la DG recherche et Innovation de la Commission Européenne et Monsieur Nicolas Himmer, responsable « Smart city » de la ville de Namur.

Les orateurs se sont exprimés au sujet de nombreuses villes qui ont franchi le pas de la révolution numérique et de l’audace technologique et urbaine depuis un certain temps. Aujourd’hui, elles offrent des premières réalisations à leurs citoyens et visent entre autres à mieux rationaliser les énergies, compétences et ressources au travers du progrès technologique et de la mise en réseau de nombreux acteurs.

Plusieurs exemples d’innovation ont été débattus au travers de la conférence : les parkings intelligents, les lampadaires intelligents qui adaptent l’intensité de la lumière en fonction du passage et permettent ainsi de faire des économies, les poubelles intelligentes qui alertent le service propreté lorsqu’elles sont pleines et qui ont été récemment installées sur le piétonnier de Bruxelles.

Monsieur Child a souligné toute l’importance de faire rencontrer ces projets innovants avec les objectifs de développement durable. Ces innovations doivent s’inscrire dans les engagements de la COOP 21.  Un exemple pas loin de chez nous, à Paris, l’illustre : la construction de nouvelles gares permet d’interconnecter les réseaux enterrés avec pour ambition de fournir en chaleur les bâtiments connexes grâces aux fondations géothermiques.

Notre débat s’est rapidement orienté vers les problèmes majeurs de mobilité auxquels les Bruxellois font face. Notre système de transport étant tellement tendu, peu à peu se développe déjà sur le marché une myriade de services autour de l’autopartage, de l’information sur les transports publics, l’offre de covoiturage, etc. Les pouvoirs publics ne peuvent pas passer à côté de ces nouveaux systèmes de mobilité quotidienne et doivent mieux accompagner les offres qui se développent. Ce n’est qu’en pluralisant et optimisant nos moyens de transport que nous apporterons une réponse structurelle à la congestion de notre région.

Cette dynamique visant à intégrer Bruxelles dans le progrès ne peut toutefois pas être uniquement impulsée par les pouvoirs publics. Elle ne l’est de toute façon déjà pas. Architectes, ingénieurs, biologistes, physiciens, sociologues, techniciens doivent se sentir compris et attendus à Bruxelles. Ils doivent y trouver le terreau fertile pour nous aider à imaginer le futur de notre région au travers d’espaces de travail mis à leur disposition par la Région. Des laboratoires pour fabriquer notre futur en quelque sorte et qui invitent à tester des applications, à améliorer les services de mobilité, le mobilier urbain ou les réseaux intelligents.


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