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mai 3, 2018

« Réanimons Bruxelles: la vie économique dans ma commune »

Force est de constater que les petits commerces de quartier ont de plus en plus de difficultés à perdurer. En cause ? Les grandes surfaces, le prix des loyers des surfaces commerciales, le changement d’attitude de la part du consommateur en quête du prix le plus bas, etc.

Afin de proposer certaines pistes de solutions, je suis intervenu aux côtés d’Arnaud Texier, directeur-coordinateur chez Hub Brussels lors de la conférence de ce jeudi qui suit le cycle de conférences « Réanimons Bruxelles », et qui a abordé cette fois le thème : « la vie économique dans ma commune ». Elle était organisée à l’initiative de la section MR d’Evere et de l’asbl « LA CLE » Centre Libéral Everois et regroupait un certain nombre de sympathisants libéraux, de citoyens et surtout des commerçants du quartier.

Plusieurs interrogations ont été soulevées de la part du public, nous avons tenté d’y apporter quelques pistes de solutions.

Tout d’abord, comme tout commerce local ne peut être géré que par un propriétaire privé, le pouvoir local ne possède aucun levier d’action et ne peut donc pas se permettre d’interdire l’implantation de certains commerces. Pour remédier à ce problème, le pouvoir local doit être en mesure de pouvoir identifier les propriétaires privés et de discuter avec eux tout d’abord à l’échelle d’une rue.

Ensuite, le public a mis en avant la pression fiscale sur les commerçants qui pouvait décourager l’entrepreneuriat. Il est important de rappeler toutes les mesures qui ont été prises en matière de réduction de charges notamment pour la création d’emploi. En effet, il existe une exonération totale de charges pour le premier emploi créé et des réductions importantes pour les emplois créés suivants. Le statut social de l’indépendant est aujourd’hui davantage comparable à celui du salarié grâce aux mesures prises par le gouvernement. Nous souhaitons bien évidemment continuer dans cette voie.

Une autre remarque intéressante a permis de mettre en lumière l’importance d’associer les citoyens aux commerçants. En effet, l’engagement citoyen à fréquenter les commerces du quartier et faire vivre l’entrepreneuriat de sa commune est indispensable pour peser plus lourd face au pouvoir local lors de certaines discussions.

La logique de la transversalité est très importante pour relancer les commerces: il faut à la fois pouvoir s’intéresser à la mobilité, à l’habitat et à la politique de l’emploi et du commerce. Toutes ces variables sont liées et permettront au commerce de mieux se porter. Rappelons ainsi que le commerce est une fonction urbaine importante si on veut attirer des ménages.

En conclusion, le commerce de quartier vit peut-être des heures parfois difficiles mais l’énergie insufflée par un pouvoir local pour réanimer un quartier peut être salvatrice. Réanimer les quartiers et réanimer Bruxelles : tel est l’objectif des libéraux.


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