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jan 9, 2018

Hommage et exposition à Bruxelles en l’honneur de Jacques Simonet

Toutes les photos sont sous copyright ©Nathalie Bidoul

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Mon discours prononcé ce lundi 8 janvier à l’occasion de l’hommage en l’honneur de Jacques Simonet:

Monsieur le Président, Cher Olivier,

Monsieur le Premier Ministre, Cher Charles,

Chers collègues, Chers amis,

Jacques Simonet,

Jacques,

C’était une grande admiration pour son père, son intelligence, son humour, son parcours.

Leurs chemins politiques se sont rejoints lorsque, lors du congrès de Tournai en 1985, Henri a fait son apparition dans la salle, est monté sur scène et a lancé lui-même aux mandataires et militants quelque peu surpris de le voir parmi eux: « Vous, ici! »

Il s’est ensuite présenté aux élections pour devenir député PRL puis sénateur puis à nouveau député avant de céder son siège à son fils Jacques en juin 1992. Au même moment, Roger Nols cédait le sien à Willem Draps.

Jacques,

C’était un amour immodéré pour son épouse Véronica et pour ses enfants Henri et Eléonore. Il aurait tant aimé voir encore grandir sa fille et son fils. Il serait heureux de les voir aujourd’hui. Il regarderait de très près Henri suivre les traces de son père et de son grand-père.

Jacques,

C’était une passion intense pour Anderlecht et pour la politique. Il a parcouru inlassablement chaque rue de chaque quartier de sa commune avant de pouvoir occuper le fauteuil de bourgmestre que son père avait occupé avant lui.

En 1999, Jacques devint le deuxième Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale en succédant à Charles Picqué.

Merci Charles pour ta présence. Je sais les liens qui vous unissaient bien au-delà des parcours et des oppositions politiques.

Comme j’aimais le lui rappeler par la suite, Jacques a toujours terminé les tâches qu’il avait entamées.

C’est pourquoi, il a achevé cette même législature, en qualité cette fois de cinquième Ministre Président de la Région de Bruxelles-Capitale, en succédant à Daniel Ducarme, successeur lui-même de François-Xavier de Donnea.

Entretemps, Jacques avait repris ses fonctions de bourgmestre puis fait son entrée dans le deuxième gouvernement de Guy Verhofstadt en qualité de Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes et aux affaires étrangères dans le département dirigé naguère par son père.

Après les élections de 2004, il rendra la Ministre-Présidence à Charles Picqué.

Jacques,

Licencié en droit de l’Université Libre de Bruxelles, a été avocat au barreau de Bruxelles.

Son engagement politique l’avait déjà conduit à la Présidence de la Fédération des étudiants libéraux et à effectuer son service militaire au cabinet de Jean Gol.

A 23 ans, il devint le plus jeune conseiller provincial du Brabant et fut membre du premier Parlement bruxellois, fraîchement créé en 1989.

Jacques aimait le débat d’idées, les discours débités à grande vitesse et les traits d’humour dévastateurs.

Beaucoup de ces propos seraient encore pertinents aujourd’hui.

Il plaidait pour une approche globale de l’intégration. Il voulait la sécurité pour tous. Il cherchait les voies pour améliorer la mobilité à Bruxelles.

En 2007, conscient de ses problèmes de santé, Jacques avait accepté de soutenir notre combat électoral.

Il a contribué grandement au succès du parti devenu première formation politique à Bruxelles comme en Wallonie.

Je me souviens de son bonheur au balcon des salons de l’Atalaïde à Saint-Gilles. Il saluait, à mes côtés, les militants heureux des résultats réalisés le 10 juin 2007.

Quelques jours plus tard, le jeudi 14 juin, nommé informateur par le Roi je recevais Guy Verhofstadt, Premier Ministre, à l’Hôtel des Finances.

En le faisant entrer dans mon bureau, ma secrétaire m’annonça l’hospitalisation de Jacques Simonet. Quelques dizaines de minutes plus tard, au départ de Guy, c’est le décès de Jacques qui nous fût annoncé.

A 43 ans, Jacques devait encore accomplir tant de choses. Il allait mener notre liste pour les élections régionales en 2009, poursuivre son action à Anderlecht, et certainement exercer des responsabilités importantes à nouveau pour notre formation politique.

Mais ainsi va la vie, ainsi va la mort de ceux qui nous quittent trop tôt comme Jacques après Jean Gol ou Eric André.

Alors 10 ans plus tard, en ce début 2018, nous avons choisi de commémorer le souvenir de Jacques avec sa famille, avec ses proches, avec son parti.

Le Centre Jean Gol a mis sur pied une exposition qui retrace le parcours de Jacques Simonet.

Au nom de la régionale de Bruxelles à laquelle, il était particulièrement attaché, je suis heureux de participer à cette ouverture au siège de notre parti, même si j’aurais préféré, ce matin, voir Jacques participer à nos réunions de bureau et de conseil.

Je vous remercie, toutes et tous, de nous avoir rejoints pour ce moment.


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