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nov 30, 2017

Conférence sur la Francophonie à Liège

J’ai pris part ce jeudi à la Conférence organisée par le Grand Liège et B19 Liège-Bocholtz sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur, celui de la Francophonie. Rentré tout juste de la réunion ministérielle de l’Organisation  Internationale de la Francophonie à Paris et de ma récente visite dans deux pays francophones (la République démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire), je suis heureux d’avoir pu partager mes expériences.

Si je m’en réfère aux chiffres, le français est parlé par 274 millions de locuteurs sur tous les continents et figure au 5ème rang des langues les plus utilisées dans le monde. C’est également la 2ème langue la plus apprise dans le monde et fait partie intégrante du fonctionnement de l’UE avec une présence forte dans les grandes enceintes multilatérales comme l’OTAN.

Dès lors, nous comprenons l’importance de soutenir l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et de jouer un rôle actif dans les pays concernés.

L’OIF a pour objectif de diffuser des valeurs importantes et ce même à travers les médias,  comme la paix, la démocratie, les droits de l’homme, la promotion de la diversité culturelle et le développement d’une prospérité durable et partagée.

Je tiens à mettre l’accent sur le multilatéralisme (souvent remis en question par certains pays) afin de travailler ensemble au sein d’enceintes communes et de promouvoir le dialogue.

Les francophones peuvent jouer un rôle actif dans certains pays comme au Sahel ou en RDC, où la paix et la sécurité sont fortement menacées.

Ce rôle peut se traduire par la mise en œuvre d’une politique globale de politique étrangère, qui allie les 3D: Défense, Diplomatie et Développement:

-          Un premier volet est de permettre le renforcement de la présence militaire dans le cadre de missions de maintien de la paix mais aussi d’un point de vue logistique. Nous soutenons des opérations de maintien de la paix (général Deconinck au sein de la MINUSMA au Mali, soutien à la création de la Force G5 Sahel…)

-          Un deuxième volet vise à renforcer la présence diplomatique dans certains pays comme à Bamako où une ambassade belge vient d’être remise en place.

-          Il y a enfin un grand rôle à jouer dans le développement de projets économiques. Il est important de contribuer à l’émergence de l’entrepreneuriat et au développement des initiatives de création d’emplois dans l’économie sociale et solidaire, l’économie verte et bleue mais aussi celle de la culture et du numérique.

Au sein des réunions de la Francophonie, je plaide pour une approche responsable par exemple en ce qui concerne l’esclavage moderne comme en Lybie où le flux de migrants est très important. Il est indispensable de condamner ces personnes qui s’adonnent à ce trafic et stabiliser toutes les populations pour ne pas les pousser vers la migration. Je suis également partisan d’un processus électoral crédible par exemple en RDC où la situation est difficile: impasse politique, situation sécuritaire dans différentes parties du pays, situation humanitaire et socio-économique tragique,… La Belgique se tient aux côtés de la population et s’engage (inauguration de la nouvelle ambassade).

En guise de conclusion, la Francophonie a pour objectif global de construire un dialogue entre les pays. Cela permet d’évoquer les crises et les conflits armés, mais aussi la nécessité de  permettre un développement économique pour garantir l’avenir des jeunes générations.


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