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oct 3, 2017

Conférence à Molenbeek : « Le canal, vaincre la fracture »

On est aujourd’hui confronté à des enjeux globaux, notamment en matière de sécurité. Nous avons toujours regardé la réalité en face : dans notre propre pays et notre capitale mais également à Paris ou dans d’autres pays. Il s’agit d’affronter ces situations ensemble, c’est pourquoi nous avons voulu améliorer l’échange d’informations et de renseignements et mis en place une politique de lutte contre la radicalisation. Le plan Canal est un plan de sécurité, comportant une cinquantaine de policiers supplémentaires. Il s’agit de faire respecter l’Etat de droit et ses règles.

La dualisation économique, de populations, autour du canal existe de longue date à Bruxelles. Comment se fait-il qu’avec un peu plus d’un million d’habitants, on ait une coupure aussi nette? Indépendamment des mesures mises en œuvre en matière de sécurité, il s’agit de voir comment retisser des liens entre quartiers de la Région.

Il faut remailler le tissu à travers les politiques d’urbanisme. Avec l’enveloppe fédérale pour Bruxelles Beliris, nous affectons une cinquantaine de millions par an dans le développement du métro mais investissons aussi dans l’aménagement d’espaces et de liaisons dans les quartiers.

Face à l’évolution démographique, les impératifs en éducation, logement, mobilité sont conséquents. L’enseignement et la formation constituent un enjeu majeur. La Fédération Wallonie-Bruxelles pourrait être un peu plus composée de Ministres de la Région wallonne et de Ministres de la Région bruxelloise. Le nombre de places nécessaires, le type de formations… correspondent à des besoins spécifiques à Bruxelles. Il faut investir dans la qualité des écoles. La culture est aussi essentielle.

La gestion de la mobilité est un problème crucial. On prend les choses à l’envers : je serais ravi que l’on limite l’accès des voitures à Bruxelles mais à condition d’offrir d’abord des perspectives en transports en commun et d’accessibilité. En raison d’un blocage écolo, la Région a perdu 10 ans sur le métro. En ce qui concerne les navetteurs, je suis convaincu que des ménages préféreraient un avantage financier pour leur logement à Bruxelles plutôt qu’une voiture de société.

La réduction du nombre d’élus poursuivrait un but de bonne gouvernance et rendrait ceux-ci peut-être plus sensibles à ce que sont les réalités de Bruxelles.

Comment développer l’aménagement du territoire en matière de logement, de développement économique, d’activités culturelles pour retisser entre les deux côtés du canal? Comment développer la formation et l’enseignement avec des éléments concrets liés au marché du travail? Comment affronter le problème de la mobilité ou de l’immobilité? Ces enjeux restent présents de manière constante. Il nous appartient d’amener ces dossiers sur la table d’un Gouvernement bruxellois. Quand les Libéraux participent à une gestion, on voit bouger un certain nombre de choses.

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