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2017 : voeux à la presse nationale et internationale

J’ai eu le plaisir d’adresser mes vœux à la presse nationale et internationale ce vendredi 27 janvier.

La sécurité et la lutte contre le terrorisme figurent en haut des priorités. La Belgique est directement impliquée dans la lutte contre Daesh à travers la coalition internationale. Nous mettons à disposition six F-16 et formons l’armée irakienne.

Dans nos pays, l’on va poursuivre les mesures de protection des citoyens en renforçant l’échange d’informations ainsi que les dispositifs de déradicalisation et de prévention du radicalisme.

Au plan européen, le Brexit va nous occuper dans les prochains mois. Nous attendons actuellement la notification officielle de la Grande-Bretagne. La ligne directrice demeure : il doit rester plus avantageux d’être dans l’Union que d’être en dehors. Mais ce pays est le 4ème partenaire de la Belgique, dès lors nous souhaitons maintenir de bonnes relations avec les Britanniques mais dans un accord global, peut-être au sein d’un nouvel accord de libre-échange.

Dans l’année anniversaire des 60 ans de l’Union européenne, j’espère que nous pourrons aller de l’avant sur des propositions d’amélioration concrètes : approfondissement de l’union économique et monétaire, investissements au profit de l’activité et de l’emploi, contrôle des frontières externes, politique d’asile et répartition des réfugiés, renforcement de la politique de sécurité et de défense… Sans ces évolutions concrètes, les populismes anti-européens continueront à gagner du terrain.

En 2017, nous tenterons également de maintenir ou renforcer le contact avec les Etats-Unis. Nous veillerons à inviter le nouveau Président pour un sommet de l’OTAN dans le courant du premier semestre. Nous lui montrerons le nouveau bâtiment de l’alliance atlantique à Bruxelles, de même que celui de l’Union européenne, “Europa”, ce qui devrait le convaincre sur notre capacité en matière d’immobilier. Si l’on constate a priori des divergences sur des thèmes de société, il y a des domaines où des démarches communes peuvent favoriser des échanges, je pense aux programmes d’investissements. Sur le commerce, le débat va devoir s’ouvrir à nouveau : y a-t-il une possibilité de reprendre les négociations sur un accord transatlantique et dans quelles conditions? Et puis comment renforcer la défense européenne et le poids de l’Union dans l’OTAN? Nous allons tenter de maintenir des relations transatlantiques dans de bonnes conditions et voir sur quels terrains l’on peut travailler ensemble, si possible dans des enceintes multilatérales.

Enfin, l’Afrique centrale sera au cœur de notre attention, avec l’espoir de la mise en œuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre en République démocratique du Congo pour des élections présidentielles en 2017. La Belgique suit aussi de près la situation au Burundi et s’investit pour garder celle-ci à l’agenda de la communauté internationale.

Dans tout ce cadre, la Belgique souhaite mettre en avant ses qualités de négociation et de défense de la paix pour revenir en 2019-20, comme elle le fait tous les 10-12 ans, autour de la table du Conseil de sécurité des Nations Unies, dans un premier temps, comme membre non permanent…