Accueil  »  2016 - Février  »  Réaffirmer notre solidarité avec le Liban
mar 2, 2016

Réaffirmer notre solidarité avec le Liban

Ma visite de travail au Liban a pour but de réaffirmer la solidarité de la Belgique, mais aussi de la communauté internationale, à l’égard du Liban, qui est aujourd’hui dans une position très difficile en raison de la crise en Syrie et de la situation en Irak.

Le pays est confronté à plus d’un million de réfugiés syriens et plusieurs centaines de milliers d’autres nationalités, notamment irakiens, palestiniens, pour une population nationale d’à peine quatre millions d’habitants.

Ce mercredi, je me suis rendu dans la vallée de la Bekaa, où se trouvent des camps de réfugiés. La Belgique y soutient le centre médico-social Caritas de Zahlé. La Belgique soutient aussi fortement l’accueil des réfugiés : ces dernières années elle a investi 20 millions d’euros à cet effet au Liban et nous avons annoncé des montants supplémentaires lors de la récente conférence de Londres. C’est indispensable : il faut se rendre compte qu’il y a aujourd’hui plus d’enfants syriens dans les écoles au Liban que de petits Libanais et petites Libanaises.

La situation des réfugiés est assez catastrophique en matière de logement, en revanche l’accueil dans les écoles et l’accueil par la population sont considérables. Ce que l’on demande à présent au Liban, c’est d’ouvrir l’accès au marché du travail. Cet accès est essentiel car, quels que soient les efforts et évolutions en vue d’une solution au conflit en Syrie, les réfugiés resteront au Liban plusieurs années. Il s’agit de prévoir des plans d’accueil de 3 à 5 ans.

Le Liban souffre également des tensions politiques dans la région entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Il faut préserver ce modèle libanais de vie en commun de confessions différentes. J’ai rencontré ce mardi le Premier Ministre, qui est sunnite. J’ai rencontré il y a quelques jours à Bruxelles le Président du Parlement, qui est chiite. Il importe à présent de pouvoir désigner un Président du Liban, qui normalement doit être chrétien maronite.

En ce qui concerne le conflit en Syrie, la priorité est la cessation des hostilités, nécessaire pour l’accès humanitaire auprès des Syriens qui sont en Syrie et pour la reprise des négociations. Il faut négocier avec le régime, avec Bashar al Assad, mais à l’issue de la transition, le Président ne pourra faire partie de la solution et il faudra traduire devant des juridictions les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité.

Nous irons devant le Parlement belge pour débattre d’une intervention de nos F-16 en Syrie, car je crois que l’on ne peut se limiter à des actions en Irak sans les poursuivre au-delà, quand les groupes terroristes franchissent la frontière. Les Néerlandais viennent de prendre cette décision, les Danois aussi, je pense que nous sommes dans la même logique. Certains parlementaires souhaitent aller plus loin, vers la Libye. Il faut ouvrir le débat sur tous ces sujets : où et de quelle façon lutter contre Daesh.

>>> Interview de ce 2/3/16 à Bel RTL Matin

>>> Sur le même sujet : Visite de travail au Liban

Galerie photos :

Voir toutes les galeries


  • Archives


Imprimer cet article