Au Liban sur la Syrie : poursuivre les efforts quant au plan de la Ligue arabe, dialoguer dans le cadre d’un arrêt des violences
J’ai clôturé ce premier déplacement de travail extra-européen dans les pays du printemps arabe par le Liban, où j’ai entre autres rencontré le Président Michel Sleiman et le Premier-Ministre Najib Mikati.
Alors que la Belgique plaide pour une politique de soutien actif des pays du Printemps arabe, la répression sanglante par le régime Assad en Syrie a été au centre de l’attention dans ce pays voisin où vivent 5 à 600.000 Syriens.
Une grande prudence et une volonté d’éviter le plus possible de prendre part au débat gouvernent l’approche vis-à-vis de la Syrie. Il y a une crainte des répercussions que pourrait avoir l’évolution du problème au Liban.
L’on observe à Beyrouth un plaidoyer très fort pour le dialogue en Syrie. Nous sommes dans un pays qui a connu la guerre civile. La volonté est de faire en sorte que ce dialogue démarre, que le régime bouge.
Le régime syrien s’exprime dans le sens d’une anticipation d’un référendum constitutionnel, qui devrait avoir lieu le 26 février, et nous notons dans le même temps une accélération des demandes d’intervention.
Aujourd’hui, il faut d’abord que l’opposition syrienne s’unisse en une plateforme représentative des différents courants et aussi élaborer, par le dialogue, une formule de transition qui permette une sortie de crise rapide.
La base reste à ce titre de travailler sur les propositions de la Ligue arabe. Nous redoublons tous d’efforts, notamment à travers les structures des Nations-Unies, afin de faire évoluer les positions de la Russie et de la Chine, qui ont opposé un veto au Conseil de Sécurité à cet égard.
Nous avons mis la pression à travers des sanctions.
En ce qui concerne une intervention, la Belgique est disponible pour travailler, avec l’ONU, à des formes d’aides humanitaires pour la population syrienne. Il faudrait pour cela un accord sur la proposition de corridors humanitaires et il faudrait probablement des Casques bleus pour garantir l’acheminement de cette aide.
Mais il faut ici arrêter les violences sur le terrain, que l’on puisse le vérifier, et que Damas montre une détermination à changer les choses sur le plan politique. Avec l’annonce du référendum, il y a un léger mouvement, mais il est trop léger.
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