Berlin : pas d’impôt au fisc allemand pour nos anciens travailleurs forcés
Les Belges qui ont été envoyés comme travailleurs obligatoires en Allemagne pendant la seconde Guerre mondiale ne devront pas payer d’impôt au fisc allemand.
Je suis heureux qu’après mon échange avec le Ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, dans le cadre de mes rencontres de ce mardi 7 février à Berlin, cette question soit désormais résolue.
Fin 2011, des milliers de Belges forcés de travailler en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale avaient en effet fait l’objet d’une démarche de prélèvement d’impôt sur la pension qui leur était attribuée comme dédommagement par l’Allemagne.
Ce prélèvement, rétroactif jusqu’à 2005, se montait parfois à plusieurs centaines d’euros.
La loi allemande, qui exempte de cette imposition les victimes de la persécution nazie, ne prenait pas en compte les travailleurs forcés. Or en Belgique, ceux-ci ont le statut de déportés.
De nombreux anciens travailleurs forcés ou leurs proches ont été sous le choc de cette annonce, qui a ému tous les Belges.
Nous avions dit, alors aux Finances, que nous interpellerions les autorités allemandes à ce sujet.
Aujourd’hui, je suis heureux que l’Allemagne veille à mettre un terme à ce problème ainsi qu’à empêcher que de nouvelles lettres soient envoyées.
Il s’agit d’un souci d’équité mais aussi de l’honneur et de la reconnaissance du vécu de nos compatriotes, de même que de notre histoire à tous.
En pratique, même s’il y a eu réception d’un avertissement-extrait de rôle, il n’y a donc aucun besoin d’introduire une réclamation ni aucune obligation de payer.




