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mai 31, 2011

«Arrêtons sans cesse de nous mortifier» déclare Didier Reynders

Didier Reynders

Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances depuis douze ans, Didier Reynders en a un peu assez du pessimisme que certains entretiennent à propos de l’économie belge. Elle va bien, beaucoup mieux même que celle d’un grand nombre de ses partenaires de l’Union européenne. Il faut bien sûr revenir le plus vite possible à l’équilibre budgétaire et donner la priorité absolue au socio-économique dans le cadre des négociations pour la formation du prochain gouvernement.

Didier Reynders s’en est expliqué dans une interview publiée ce mardi dans «L’Avenir» soulignant qu’un programme socio-économique ne doit pas nécessairement se faire dans un contexte strict, voire d’austérité.

«Aujourd’hui, tout le monde sait ce qu’est une agence de notation. Il y a deux ans, si je parlais de ça, on riait. Et quand une agence de notation dit quelque chose, tout le monde s’émeut…Je l’ai déjà dit. La dette belge est une légende urbaine. Du temps d’Herman Van Rompuy comme premier ministre, on était à 138 milliards. On est à 96. La France entre-temps est à 85. On était le malade de l’Europe,» a rappelé notre grand argentier. «Aujourd’hui, beaucoup de pays nous dépassent. Arrêtons sans cesse de nous mortifier,» a-t-il clamé.

Les principales préoccupations de Didier Reynders, dans l’ordre: «Un: éviter d’être pris dans des turbulences internationales.»  «Deux: relativiser. Je plaide pour qu’on revienne le plus vite possible à l’équilibre budgétaire. On peut y arriver un an plus tôt que prévu. Regardez, l’été dernier on disait 25 milliards d’effort budgétaire. Je constate qu’aujourd’hui le drame est tombé à 17 ou 20 milliards en un an. Pendant qu’eux négocient, Yves Leterme et moi nous travaillons à ça. Arrêtons donc de faire croire à l’opinion publique belge qu’on est face à un Himalaya budgétaire

Rappelons que la priorité du MR dans le domaine socio-économique est la défense des bas et des moyens salaires qui doivent être garantis, voir augmentés par une diminution de la pression fiscale, celle-ci devant aussi profiter aux entreprises, surtout aux PME, leader de la création d’emplois en Belgique. Il faut aussi pour les Réformateurs organiser la chasse au gaspi dans les dépenses de l’Etat. Maîtriser les dépenses et créer de l’emploi, c’est la volonté du MR.

Didier Reynders évoque aussi dans son interview des mesures structurelles liées au vieillissement de la population: «Côté santé, il y a une marge qu’on peut utiliser et même le PS semble d’accord. Puis, le chômage. Nous plaidons pour une dégressivité des allocations de chômage. Quand on perd son emploi, on recevra plus qu’aujourd’hui. Et puis, cela diminuera au fil du temps. Enfin, les pensions…elles doivent progresser, celles des indépendants devant rejoindre le niveau des salariés


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