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mai 30, 2011

En cas d’échec, le Gouvernement actuel avec un programme limité

Didier Reynders

« Si le Formateur Elio Di Rupo ne réussit pas dans les semaines ou mois à venir à former un nouveau Gouvernement, le Gouvernement actuel devra demander la confiance du Parlement pour un programme limité », a déclaré le vice-Premier Ministre et Ministre des Finances ce dimanche sur l’antenne de la VRT dans l’émission De Zevende Dag.

Si le Gouvernement actuel est parvenu à élaborer un budget 2011 ou à envoyer des militaires en Libye, « à la fin, pour de vraies réformes structurelles, nous devrions peut-être recevoir davantage de confiance », a poursuivi Didier Reynders, qui a notamment évoqué le dossier des pensions et rappelé que le Gouvernement d’affaires courantes disposait toujours d’une majorité à la Chambre.

« La première priorité reste cependant le Formateur, avec peut-être un vrai Gouvernement dans les semaines ou les mois à venir », a-t-il ajouté.

Alors que celui-ci consulte les partis sur le volet socio-économique, Didier Reynders, sur le plateau de Mise au point à la RTBF, a également invité à ne pas dramatiser l’aspect budgétaire, soulignant les bons résultats du Gouvernement en affaires courantes pour 2010 et aujourd’hui 2011 (déficit se rapprochant des 3%).

Le Chef de file gouvernemental a par ailleurs énoncé les grands principes que défendront les Libéraux. « Pour moi, il n’est pas question d’augmenter les impôts sur le travail, c’est très clair ! », a-t-il martelé.

« La priorité, pour augmenter les recettes, c’est faire en sorte qu’il y ait plus de gens au travail, avec une réforme du chômage (il faut mieux inciter à aller vers le travail, notamment via, pourquoi pas, une dégressivité des allocations), avec aussi une réforme des charges sur le travail », a-t-il dit.

« En matière de soins de santé, il faut faire en sorte de ne plus travailler avec des enveloppes mais essayer de faire correspondre les paiements à la réalité des besoins, ce qui permettrait, avec une norme de croissance des soins de santé autour de 2 – 2,5%, de récupérer des marges. Enfin, pour les pensions, il faut continuer à augmenter l’âge de départ réel à la retraite. En Belgique, on part trop tôt à la retraite, avec des prépensions parfois à 52 ans qui peuvent interpeller ou des travailleurs qui souhaitent travailler après 65 ans et qui en sont empêchés », a conclu Didier Reynders.


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