Accueil  »  2011 – Mars  »  Fin de l’effet «boule de neige» de la croissance de la dette publique belge, déclare Didier Reynders
mar 17, 2011

Fin de l’effet «boule de neige» de la croissance de la dette publique belge, déclare Didier Reynders

Avec le projet de budget 2011, adopté dans la nuit de mercredi à jeudi par le Conseil ministériel restreint et prévoyant un déficit limité à 3,6% du Produit intérieur brut (PIB), ce sera la fin de l’effet «boule de neige» de croissance de la dette, a déclaré jeudi matin Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, qui était l’invité de Matin Première, sur les ondes de la RTBf.

Ses déclarations ont essentiellement porté sur les affaires budgétaires et la sécurité des centrales nucléaires.

«En stabilisant le déficit public, cela donne un effet boule de neige….On le fait en préservant et en améliorant le pouvoir d’achat,» a expliqué Didier Reynders.

Le Vice-Premier Ministre MR a aussi annoncé la réinstauration du système du cliquet inversé sur les prix du carburant – qui permet, par une ristourne sur les accises, de compenser partiellement l’augmentation de TVA conséquente à la hausse du prix des carburants.

«Il reste à formaliser, avec une application du cliquet inversé à partir d’un prix de 1,5 euro par litre de diesel et de 1,7 euro pour l’essence,» a-t-il expliqué.

Les incitants fiscaux sur les économies d’énergie pour les logements et les voitures propres seront maintenus, a-t-il conclu sur ce chapitre.

Evoquant la sécurité des centrales nucléaires à la suite de la catastrophe au Japon, Didier Reynders a déclaré que notre pays devra «tirer des conclusions» sur l’avenir de ses centrales nucléaires si les tests de résistance auxquels elles vont être soumises s’avèrent problématiques.

Rejoignant ce qu’avait déclaré lundi Charles Michel, Président du MR, Didier Reynders a souligné que «le nucléaire tel qu’il existe chez nous n’est pas la solution d’avenir en matière d’énergie mais il faut poursuivre la recherche pour améliorer la sécurité et la maîtrise technologique de cette énergie.»

Le Vice-Premier Ministre s’est néanmoins dit «favorable à une prolongation de l’option nucléaire si on arrive à progresser en termes de sécurité.»

Rappelons que les opérateurs et autorités nucléaires européens ont convenu mardi à Bruxelles de soumettre les centrales nucléaires européennes à des «stress tests» d’ici la fin de l’année pour s’assurer de leur résistance potentielle à des catastrophes, comme celle qui a frappé le Japon. Ces tests de résistance ne seront toutefois pas obligatoires, mais menés sur base volontaire seulement dans les pays qui le souhaiteront.

Chez nous, le comité ministériel restreint (kern) a décidé mardi de faire procéder à de tels tests.


Imprimer cet article